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Van de Velde : direction USA !
G.Se.
Mis en ligne le 02/07/2011
Van de Velde a été un modèle de croissance et de constance depuis son introduction en Bourse en 1997. Discrètement, ce spécialiste de la lingerie s’est fait une place dans le cœur des investisseurs, qui apprécient la stratégie de croissance organique du groupe, la bonne gestion financière (pas de dettes) et la distribution d’un dividende attrayant. Le modèle de Van de Velde est d’ouvrir des boutiques spécialisées dans toutes les régions dans lesquelles il est présent.
Les différentes marques de lingerie de luxe (Marie Jo, PrimaDonna, Andres Sarda) sont vendues par le biais de ce réseau, avec un rendement sur fonds propres et des marges bénéficiaires extrêmement élevés. Avec le rachat d’Intimacy en 2010, le groupe a mis pied aux Etats-Unis et a augmenté significativement sa taille. Intimacy devrait compter seize boutiques à la fin du premier semestre 2011 et atteindre un chiffre d’affaires de 42 millions d’euros sur l’ensemble de l’exercice.
Van de Velde publiera son chiffre d’affaires sur le premier semestre 2011 vendredi prochain (8 juillet) et le groupe risque de confirmer les informations publiées en avril dernier, à savoir une croissance organique du chiffre d’affaires tournant autour de 7 %. Le plus intéressant sera toutefois de voir si la direction confirmera ses craintes d’avoir un ralentissement de la croissance à l’automne, avec pour objectif de maintenir le statu quo sur cette période. Le groupe n’est suivi que par des courtiers belges (Degroof, ING, KBC Securities et Petercam), en dépit d’une capitalisation boursière qui atteint aujourd’hui 500 millions d’euros.
L’explication est simple : l’actionnariat reste fortement contrôlé par les actionnaires familiaux (56 %) et quelques institutionnels, pour un flottant tournant autour de 30 %.
Le volume d’échanges est donc trop faible pour attirer de grands investisseurs. Cela reste toutefois largement suffisant pour des investisseurs particuliers. Le soutien reste positif, avec deux avis à l’achat et deux neutres et un objectif moyen de 43,67 euros qui laisse un potentiel théorique de 11 %. La valorisation est toutefois assez riche, avec un rapport cours/bénéfice tournant autour de 13-14 sur base du résultat attendu pour 2011, ce qui explique la position neutre adoptée par deux analystes.
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