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George Papandréou obtient la confiance du parlement grec
Mis en ligne le 05/11/2011
Le parlement grec a voté vendredi la confiance au gouvernement du Premier ministre George Papandréou, qui n’aura donc pas à convoquer d’élections anticipées. L’ensemble des élus du parti socialiste a soutenu Papandréou, dont le mandat à la tête du gouvernement semble toutefois toucher à son terme. Préalablement au vote, le Premier ministre Georges Papandréou s’était engagé à œuvrer "dès samedi" - aujourd’hui, NdlR - pour former un gouvernement de coalition avec d’autres partis afin de garantir une large validation du plan d’aide européen à la Grèce. "Samedi, je vais rendre visite au Président de la République pour que nous nous mettions d’accord sur la composition d’un gouvernement de consensus et même de savoir qui va le diriger", avait-il dit devant le parlement. "Mon poste est la dernière chose dont je me soucie. Peu importe même que je ne sois pas réélu. Le temps est venu de faire un nouvel effort [ ] Je n’ai jamais conçu la politique comme une profession."
Après une semaine de psychodrame au sein de la zone euro, M. Papandréou, en grande difficulté dans son pays et vis-à-vis de ses partenaires et créanciers extérieurs pour avoir tenté d’imposer un référendum risqué sur le plan d’aide européen à son pays au bord de la faillite, jouait vendredi soir une partie serrée. Ce vote de confiance, qui lui permettra de partir la tête haute, avait pour objectif d’éviter la banqueroute du pays et une sortie de l’euro grâce à un accord politique avec la droite, réclamé depuis des mois par les dirigeants européens dans la ligne des consensus obtenus au Portugal et en Irlande. "Le vote de confiance est un mandat pour créer un accord politique plus large afin de soutenir l’accord européen", avait déclaré M. Papandréou.
A la tribune il avait laissé entendre qu’il était prêt à quitter le gouvernement en soulignant qu’il ne s’intéressait pas au pouvoir, estimant que l’accord de désendettement conclu entre les 17 pays de la zone euro et plusieurs centaines de banquiers à Bruxelles était la "dernière chance" pour éviter la faillite du pays.
Avant lui plusieurs ministres avaient fait des appels à l’unité nationale, impensables il y a quelques mois encore dans un pays très fortement polarisé en raison de son histoire. La convocation d’élections anticipées immédiates demandée par l’opposition "équivaut à une catastrophe", avait-il néanmoins réaffirmé, en mettant en avant des "problèmes pratiques à régler" dans ce cas, comme par exemple la fermeture du parlement pendant plusieurs semaines en raison de la campagne électorale alors qu’il doit absolument voter d’urgence ne série de lois pour valider l’accord européen, dont le budget 2012.
Vendredi matin, M. Papandréou avait officiellement abandonné son projet de référendum qui avait créé une panique mondiale sur les marchés financiers. Ce projet très risqué a fait vaciller la zone euro en raison de l’incertitude qu’il faisait planer sur la volonté de la Grèce à mettre en œuvre les réformes demandées pour obtenir l’aide financière.
Le projet de référendum visait à obtenir l’assentiment des Grecs aux sacrifices exigés par les créanciers en échange de la mise sous perfusion financière du pays. Paris et Berlin avaient réagi à cette annonce en menaçant de couper les fonds à la Grèce, alors même qu’Athènes a un besoin vital avant le 15 décembre de 8 milliards d’euros pour éviter la faillite. La Grèce négocie parallèlement le déblocage d’ici à la "fin février" de 80 milliards d’euros dans le cadre du deuxième plan d’aide, décidé la semaine dernière à Bruxelles. (AFP)
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