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L’Ephec a la tête dans les nuages
O. Sta.
Mis en ligne le 02/12/2011
De plus en plus d’étudiants (4 700 cette année), mais un personnel enseignant et administratif qui stagne : l’équation à laquelle est soumise l’Ecole pratique des hautes études commerciales (EPHEC) a de quoi donner du souci à ses dirigeants, "d’autant que nous figurons parmi les hautes écoles les moins bien financées, loin en-dessous de la moyenne de 5 600 euros par an et par étudiant", appuie Jean-Guillaume Lahaye, son administrateur délégué.
Inscriptions, horaires généraux et individuels, gestion des présences, diffusion des résultats, infos pratiques, mais aussi e-learning et cours à distance : pour parer à ses difficultés logistiques, l’Ephec choisit résolument le "cloud computing", via deux plates-formes de Microsoft, Azur et Office 365, implémentées par la société ICT7, spécialiste du domaine. Microsoft développe depuis longtemps une expertise en matière de logiciels pour les écoles et universités. "Office 365 et Azur ne sont pas encore commercialisés, sauf en entreprise. L’Ephec est en quelque sorte notre client-test, et il s’agit d’une grande première", explique Bruno Sermon, manager "solutions éducatives" chez Microsoft.
Si les universités sont déjà un cran plus loin dans le passage au cloud, l’Ephec fait figure de pionnière parmi les hautes écoles. Pour faire bref, les solutions apportées par Microsoft virtualisent toute une série d’opérations qui nécessitaient jusqu’ici une (longue) file devant la porte des secrétaires. "D’un point de vue financier, nous y gagnons, car ces solutions sur le cloud sont payables à la consommation réelle, ce qui fait environ 5 000 euros par an. Sans cela, nous serions presque contraints d’engager alors que nous n’en avons pas les moyens", prédit Jean-Guillaume Lahaye. Avantage ? Economiser le temps du personnel, déjà sur le grill toute l’année, pour qu’il puisse aussi s’adonner à d’autres tâches. Le cloud investit aussi résolument la sphère pédagogique : Office 365, via l’outil Lync Online, ouvre les portes à une communication interne, sécurisée, en temps réel, adaptable aux contraintes d’un cours "en vrai" : questionner les élèves et répondre à leurs demandes, tracer des schémas, faire circuler des documents, etc. L’arrivée aussi massive de solutions estampillées Microsoft parmi l’Ephec est évidemment une opération rentable à terme : ce sont près de 5 000 personnes, de plus en plus mobiles et connectées, qui s’approprient le "look and feel" de la marque.
Du côté de l’Ephec, on profite des tarifications spéciales pour écoles, sans perdre de vue certains points cruciaux : "Nous ne nous enchaînons pas à un type de solution, même si notre partenariat pense déjà aux années futures", assure Jean-Guillaume Lahaye. "Nous sommes également très attentifs à la fracture numérique : tout le monde n’a pas encore de smartphone et tout ce qui se trouve sur le cloud se trouve aussi aux valves, aux murs, etc. Enfin, nous gardons aussi un œil sur les contacts physiques : tout ne se passera pas virtuellement. Exemple : les proclamations de résultats."
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