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Marcourt enterre le rapport Laplace
Belga
Mis en ligne le 24/01/2012
M. Marcourt relève dans le rapport des éléments "non argumentés, non étayés et incohérents... ce qui démontre son caractère intérimaire".
"Il n'est pas possible de donner suite à ce rapport en raison de ses incohérences intellectuelles; ce document est un rapport intermédiaire, il faudrait travailler dessus pour qu'il devienne cohérent", a répondu le ministre, interpellé en commission du Parlement wallon par de nombreux députés.
M. Marcourt relève dans le rapport des éléments "non argumentés, non étayés et incohérents... ce qui démontre son caractère intérimaire". Il a assuré que le gouvernement wallon n'acceptait pas le caractère "irréversible" - selon Laplace-conseil - de la fermeture de la phase à chaud à Liège, annoncée par le groupe ArcelorMittal. "Nous sommes toujours dans la phase 1 de la loi Renault, au stade de la déclaration d'intention", a-t-il rappelé, assurant que les pouvoirs publics examinaient toutes les pistes envisageables.
Le ministre s'en est pris également au commanditaire du rapport, la SOGEPA, bras financier de la Région wallonne. "Je regrette que la SOGEPA, qui est gardienne de la discrétion de ce type de document, n'ait pas préservé sa confidentialité jusqu'au rapport définitif. Il y a là une responsabilité importante", a noté M. Marcourt, annonçant une réunion mercredi au sein de cette société.
A l'instar des députés Marc Bolland (PS), Christine Defraigne (MR), Alain Onkelinx (PS), Christian Noiret (Ecolo) et Bernard Wesphael (Ecolo) qui l'interpellaient, Jean-Claude Marcourt s'est dit choqué des propos tenus par l'auteur du rapport Laplace, Marcel Genet, qui avait fortement critiqué les Liégeois et les syndicats pour leur attitude dans ce dossier.
Il a rappelé les efforts (flexibilité, réduction salariale) réalisés par les travailleurs et les syndicats lors de la relance de la phase à chaud et le non-respect des annonces d'investissement de la part du groupe ArcelorMittal. Un second rapport commandé au bureau Syndex connaît pour sa part quelque retard en raison de demandes de données confidentielles au géant de la sidérurgie, mais devrait être rendu en février, a ajouté M. Marcourt.
Le gouvernement fédéral est prêt à répondre à des demandes de soutien, a-t-il encore rappelé, alors que le MR avait réclamé un investissement dans le dossier du Premier ministre Elio Di Rupo.
"no comment" d'ArcelorMittal Concerné au premier chef, le sidérurgiste ArcelorMittal a fait savoir par communiqué ce mardi que "l'entreprise n'est pas autorisée à se prononcer sur le fonds de l'étude Laplace Conseil". Le sidérurgiste se contente d'inviter les organisations syndicales "à poser toutes les questions qu'elles estiment nécessaires à la compréhension du projet d'arrêt définitif de la phase liquide, dans le cadre des conseils d'entreprise extraordinaires, conformément à la loi Renault", suite à la procédure d'information-consultation par elle entamée le 14 octobre dernier.
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