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La Belgique a tout le gaz qu’il lui faut pour se chauffer

AvC

Mis en ligne le 04/02/2012

Au cours de la journée de jeudi, la consommation est montée jusqu’à 1 131 GWh.

Vendredi, le géant russe Gazprom a annoncé qu’il avait réduit ses livraisons de gaz à l’Union européenne en raison de besoins accrus en Russie à cause du froid. Huit pays sont touchés, dont la Pologne et l’Italie. La Commission européenne s’est voulue rassurante en précisant que les pays de l’UE doivent être en mesure de tenir un mois sur leurs capacités. Les déclarations des Russes laissent toutefois certains opérateurs sceptiques, qui y voient une manipulation visant à pousser leurs prix à la hausse.

La Belgique, elle n’est absolument pas concernée, étant suffisamment provisionnée en gaz notamment via le terminal de Zeebrugge ou la conduite sous-marine venant de Norvège. "Il n’y a pas de problème de pénurie", souligne Bérénice Crabs, porte-parole de la société Fluxys (transport de gaz).

Pas d’inquiétude à avoir, donc. Même si on pourrait atteindre en Belgique un record de consommation en raison des températures largement au-dessous de 0° C. Au cours de la journée de jeudi, la consommation est montée jusqu’à 1 131 GWh. Ce qui correspond à la production journalière de 15 centrales nucléaires, explique Bérénice Crabs.

En termes de prix aussi, le grand froid ne semble pas avoir d’impact. Du moins sur la facture finale. Car, sur le marché "spot" (à très court terme), on constate une légère remontée depuis une semaine (de 23 à 29 euros par MWh). "Cela ne devrait pas avoir d’influence directe sur notre formule", explique Bruno Venanzi, administrateur délégué chez Lampiris (où les prix sont directement liés à ceux du marché spot du gaz).

D’autres fournisseurs comme Electrabel Customer Solutions (ECS) appliquent, eux, une formule liée en grande partie aux cours du pétrole. Ils n’ont donc pas répercuté la baisse des prix du gaz au cours de ces derniers mois. Un handicap que GDF Suez, maison-mère d’Electrabel, a cherché à surmonter. Elle a ainsi renégocié une grande partie des contrats long terme avec les pays fournisseurs de gaz. Ces contrats sont désormés indexés à plus de 25 % sur le prix de marché en Europe, contre 10 % en 2010. Reste à voir si cette baisse des coûts d’importation pour GDF va se répercuter sur le prix au consommateur belge.

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