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Un record de crédits logement

C.M.

Mis en ligne le 08/02/2012

Plus de 27 milliards d’euros ont été empruntés en 2011. Sans précédent!

Les candidats emprunteurs se sont poussés au portillon des banques et autres organismes de prêts l’an dernier, avec, dans les mains, un projet tantôt de construction, tantôt d’achat et/ou de rénovation. Si l’on en croit les chiffres de l’Union professionnelle du crédit (UPC), leur demande a été bien accueillie : l’octroi de crédits hypothécaires a en effet atteint, en 2011, "un niveau sans précédent", tant en ce qui concerne le nombre de crédits octroyés (325 000, soit 18 % de plus qu’en 2010) que le montant sous-jacent : plus de 27 milliards d’euros (en hausse de 4,1 %). "Le record de 2010 est donc dépassé" , ajoute l’UPC. Tout autant que les performances d’avant-crise (24 milliards en 2005, 23 milliards en 2006).

Ce record risque toutefois de ne pas être réitéré cette année. Non que le marché immobilier s’effondre, mais que ce qui a fait "boomer" les demandes l’an dernier n’est plus. C’est en effet "sous l’impulsion des crédits à la rénovation (133 000 contrats, soit une hausse de 54 %) que le marché hypothécaire a si fortement progressé en 2011", explique l’UPC. Dont une partie de prêts dits "verts", qui ont pris fin le 31 décembre dernier. Un tiers des 133 000 crédits de rénovation de l’année ont d’ailleurs été signés au cours du seul 4e trimestre par des consommateurs de briques désireux de bénéficier in extremis des mesures gouvernementales.

Ce qui ne veut pas dire que sans les crédits verts, le marché hypothécaire aurait été poussif : l’UPC note en effet un record du nombre de crédits pour l’achat d’un logement (113 000 contrats, soit + 3 %). Pour un montant moyen emprunté qui avoisine les 133 000 euros, en légère hausse par rapport à 2010. Le montant emprunté pour l’achat d’un logement avec rénovation a lui aussi augmenté jusqu’à environ 155 000 euros. Mais sans automatiquement supposer que les prix sur le marché immobilier ont augmenté pareillement. On peut en effet tout aussi bien penser que c’est la part des fonds propres qui a légèrement reculé, imposant aux candidats emprunteurs d’en demander un peu plus aux banques Si l’on observe les montants moyens empruntés tout au long de l’année, trimestre après trimestre (voir infographie), l’évolution est plutôt à la baisse. Et c’est pareil pour les demandes de crédits : durant le seul 4e trimestre, elles ont augmenté de 9 % par rapport au 4e trimestre 2010, mais les montants qui leurs sont liés ont, eux, baissé de près de 3 % ; un recul qui en suit et en précède d’autres (- 3,5 % au 2e trimestre, - 8 % au 3e trimestre, -5 % en janvier 2012).

Autre constat important de l’UPC : les formules à taux fixe ont de plus en plus les faveurs du public. Au 4e trimestre de l’an dernier, 9 crédits sur 10 étaient des crédits à taux fixes. Deux ans auparavant, ils n’étaient que 36 % contre 46 % de taux variables annuellement. Il faut dire que le fixe n’est pas seulement plus rassurant, il est aussi et surtout plus avantageux : dans de moindres proportions, peut-être, mais comme début 2008, l’annuel est actuellement plus cher que le fixe.

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