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La Grèce accepte le plan de rigueur de l'UE et du FMI
AFP
Mis en ligne le 09/02/2012
"Les dirigeants politiques se sont entendus sur les résultats des négociations" menées par Lucas Papadémos avec la troïka représentant les créanciers du pays, a ajouté ce communiqué, rappelant que la voie était ainsi ouverte au déblocage de prêts de 130 milliards d'euros promis au pays fin octobre par la zone euro.
Le texte précise que l'ultime rapprochement des partis s'est fait "sur le point laissé ouvert" à l'issue d'une réunion gouvernementale dans la nuit, portant sur l'ampleur et la nature des coupes prévues dans des pensions de retraite.
Une source gouvernementale avait plutôt fait part d'un tel accord sans toutefois préciser, ce que l'annonce officielle ne fait pas non plus, si le parti d'extrême-droite Laos est inclus dans le lot, alors que des rumeurs circulent sur une éventuelle dissension. Les deux autres partis soutenant l'exécutif transitoire mené par Lucas Papadémos sont le Pasok socialiste (majoritaire) et la Nouvelle-Démocratie conservatrice.
Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a déjà confirmé l'accord à Francfort. Selon l'agence de presse Ana (semi-officielle), le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, qui se trouve à Bruxelles pour participer dans la soirée à une réunion de l'Eurogroupe consacrée au cas grec, a été mandaté pour présenter à cet accord à ses homologues.
Pas de décision jeudi de l'Eurogroupe sur l'aide à la Grèce
Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) ne seront pas en mesure de prendre une décision lors de leur réunion de jeudi sur une nouvelle aide à la Grèce, malgré l'accord annoncé à Athènes sur un plan de rigueur, a prévenu le ministre allemand. "Il n'y aura pas de résultat" à l'issue de l'Eurogroupe, a dit Wolfgang Schäuble aux journalistes à son arrivée. "Nous n'en sommes pas là", a-t-il ajouté.
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Démission-protestation du secrétaire d'Etat au Travail
Le secrétaire d'Etat grec au Travail, Iannis Koutsoukos, a annoncé jeudi sa démission pour protester contre les mesures "douloureuses arrachées au gouvernement par les créanciers du pays, UE et FMI. Les réformes convenues plus tôt dans la journée par les partis de la coalition gouvernementale "ne sont pas seulement difficiles mais douloureuses pour les travailleurs", écrit M. Koutsoukos dans un communiqué où il annonce sa décision. "Nos créanciers ont imposé de manière éhontée des mesures qui mettent à bas les acquis et relations de travail, violant la constitution et l'acquis communautaire (...), cela confirme nos craintes sur les arrière-pensées du FMI (...) qui choisit d'ignorer les retombées des mesures sur les finances publiques et la récession", ajoute-t-il.
Député du parti socialiste Pasok, majoritaire au sein de la coalition gouvernementale, le secrétaire d'Etat occupait son poste depuis juin 2011. Selon des fuites dans les médias, qui laissent dans le flou beaucoup de questions importantes, l'accord gouvernemental prévoit notamment des baisses de salaires dans le privé, qui pourraient aller jusqu'à entrainer un rabotage général de 22%, 15.000 suppressions rapides d'emplois publics, et des coupes additionnelles dans certaines pensions de retraite.
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