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Ces chômeurs qui ne veulent pas travailler !
V. S.
Mis en ligne le 25/02/2012
Dans cette fiction, la scène est drôle. Mais elle l’est nettement moins quand la fiction et la réalité ne font qu’un. Et c’est précisément ce que dénonce le SNI : “De plus en plus de candidats font une interview d’embauche rien que pour prouver qu’ils font des efforts pour trouver un emploi afin de ne pas perdre leur allocation de chômage”, explique, à la Dernière Heure, Christine Mattheeuws, présidente du SNI. “Quelques candidats ne sont même pas gênés de le dire à haute voix . Nous ne pouvons en aucun cas tolérer ce genre de comportement, auquel 7 PME sur 10 ont déjà été confrontées.”
Le SNI propose de donner les noms de ces personnes par le biais d’une application en ligne aux services de placement (Forem et Actiris). “Ainsi, ces instances pourront agir contre ce genre de comportement malsain.”
Ce qui suscite ainsi l’ire du SNI, c’est le mal qu’éprouvent de nombreuses entreprises à trouver des travailleurs pour les postes qu’elles ont à pourvoir.
“Beaucoup d’études que le SNI a menées ces dernières années ont démontré qu’il n’est pas facile pour une PME de trouver du personnel. Malgré la situation économique pénible, un quart des PME sont actuellement à la recherche de collaborateurs. Et cette recherche ne s’avère pas facile pour 86 % des PME sondées. S’il y a des candidats, ce sont surtout les compétences insuffisantes et le manque de motivation qui sont frappants.”
En même temps, le SNI se rend compte que cela ne suffira pas.
En ce moment, la différence entre les salaires les plus bas et l’allocation de chômage est trop petite. Il faut agrandir cette différence en augmentant en net les salaires les plus bas, mais cela n’est faisable qu’en diminuant les charges salariales.
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