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Mario Draghi fait bondir les Bourses européennes
L.Lam (Avec AFP)
Mis en ligne le 26/07/2012
"La BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l'euro. Et croyez-moi, ce sera suffisant". Voici la phrase prononcée par Mario Draghi qui a mis le feu aux poudres sur les marchés cet après-midi.
Et le résultat ne s'est fait fait attendre: à la clôture, Bruxelles a gagné 3%, Madrid 6,06%, Paris 4,07%, Francfort 2,75%, Londres 1,36% et l'euro a soufflé un peu. Il faut dire que de nombreux acteurs attendent depuis longtemps une intervention de la Banque centrale pour aider les pays de la zone euro qui connaissent des difficultés.
Les taux espagnols et italiens sont montés en flèche ces derniers jours et sans un coup de pouce de la BCE il aurait été difficile pour l'Etat espagnol de continuer longtemps à financer sa dette.
Après les déclarations de Mario Draghi, les taux espagnols à dix ans sont retombés sous la barre des 7%, jugée intenable sur le long terme. Les taux italiens se sont, eux, rapprochés des 6%.
En début de soirée, l'euro est remonté à 1,2286 dollar, grimpant même en cours de journée à son plus haut niveau depuis deux semaines et demi à 1,2330 dollar. Mercredi soir, la monnaie unique valait encore 1,2153 dollar.
"Si les primes de risque sur la dette souveraine handicapent la transmission de la politique monétaire, elles entrent dans le cadre de notre mandat", a déclaré Mario Dragui, ce qui laisse entendre que la BCE pourrait reprendre sous peu ses rachats d'obligations publiques sur le marché secondaire (là où s'échangent les titres déjà émis), à l'arrêt depuis quasiment mi-février.
Le ministre français de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a aussitôt jugé "tout à fait positive" ces déclarations, annoncant par ailleurs qu'un accord était trouvé entre la france et la Commission pour la restructuration de la branche française de la banque.
Les propos de M. Draghi font écho à ceux la veille d'Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, qui a estimé qu'"il y a des arguments favorables" à l'octroi d'une licence bancaire au Mécanisme européen de stabilité (MES), qui a vocation à succéder au FESF, lui permettant d'emprunter directement à la BCE.
"Le fait qu'il y ait plusieurs déclarations de responsables de la BCE est important pour le marché", a souligné M. Baradez.
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