Abonnez-vous a La Libre Belgique

Télécoms

La fin des SMS pirates serait-elle programmée en Belgique ?

Patrick Van Campenhout

Mis en ligne le 09/03/2007

Un informaticien établi à Bruxelles aurait trouvé une solution à la faille de sécurité.

Selon nos informations, les SMS pirates liés à une faille de sécurité chez les opérateurs GSM dans le monde, vont peut-être connaitre une fin, programmée par un informaticien bruxellois.

Rappel : "La Libre" a évoqué au début du mois de janvier dernier, les risques liés aux "SMS pirates". Il ne s'agissait certes pas d'un délire journalistique paranoïaque comme l'ont laissé entendre certains commentateurs sur des blogs dédiés aux spécialistes des télécoms, mais d'un réel problème de sécurité ouvrant la porte aussi bien aux mauvaises plaisanteries qu'à des pièges bien plus dangereux visant des enfants, par exemple. Certains opérateurs télécoms européens l'ont parfaitement compris : dans les cas extrêmes, leur responsabilité pourrait être engagée. En effet, la faille existant dans le système d'envoi de ces messages courts permet des écarts intolérables.

Nous reprenions il y a quelques semaines les propos d'un spécialiste de la sécurité informatique, Fabrice Myard qui a déclenché un véritable raz-de-marée médiatique. L'IBPT (Institut belge des services postaux et des télécoms), qui fait autorité sur le secteur des opérateurs télécoms, avait même alerté les utilisateurs sur ce risque, publiant des recommandations utiles sur son site Internet. Mais du côté des opérateurs belges, point de nouvelles ! Dès le premier jour, pourtant, ils ont assuré oeuvrer à la recherche d'une parade.

Dans l'intervalle, les spécialistes de la sécurité informatique se sont mis en quête d'une solution de sécurité. Et apparemment, il existerait déjà un remède à ce problème qui affecte les opérateurs GSM dans le monde entier. Fabrice Myard, installé dans une pépinière d'entreprises - le centre d'entreprises Dansaert - au coeur de Bruxelles, a préféré ne pas répondre à nos questions sur le sujet. Mais nous avons pu obtenir de bonne source des informations sur une solution logicielle permettant à des opérateurs télécoms de prévenir leurs clients d'une éventuelle usurpation d'identité dans le cadre de l'envoi d'un SMS. Le brevet serait d'ailleurs en voie de cession à un groupe télécoms actif au niveau mondial. Est-ce le cas ? Et à quelles conditions ?

Fabrice Myard qui est à la base des révélations sur cette faille de sécurité dans "La Libre", n'a pas désiré répondre à nos questions. Pour des raisons de confidentialité ? Impossible de le savoir à l'heure actuelle.

Un marché alléchant

C'est que, la réalité de la faille sécuritaire, si elle n'a pas été mise en évidence auparavant, pose problème aux opérateurs dans le monde entier, et elle doit aussi aiguiser les appétits des développeurs de solutions informatiques. Ainsi, certains observateurs des médias ont été surpris du laps de temps passé entre la réalisation d'un reportage par France 2 sur le sujet, et sa diffusion sur antenne. Selon nos sources, un des principaux opérateurs GSM français, Bouygues, a assuré que cette faille n'affectait en aucun cas son système de télécoms, SFR aussi. Or, invité à Paris par France 2, Fabrice Myard a réussi en quelques secondes, à prouver le contraire (cfr. les liens accessibles sur le site draym.net, onglet "Presse").

Idem d'ailleurs, nous a-t-il assuré, pour le réseau Base en Belgique, également "piratable" à l'aide d'un programme que l'on peut télécharger sur Internet. Rappelons que ce système permet en toute impunité, d'envoyer des SMS en donnant au destinataire l'impression qu'il a été envoyé par un autre numéro, celui d'un proche ou d'un ennemi, par exemple. Chez Proximus, le principal opérateur GSM belge, on ne sait apparemment rien d'une éventuelle solution au problème des SMS pirates.

Autres Informations

Facebook

À ne pas manquer

ESSENTIELLE

Retrouvez toute l'actualité féminine, mode et bien-être sur le site essentielle.be

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Haut de page