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Entrepreneuriat - Étudiants

Se projeter dans sa future entreprise

Olivier Standaert

Mis en ligne le 28/03/2008

Il existe treize clubs d'étudiants entrepreneurs en Belgique francophone. La création d'entreprise est peu développée dans les programmes de cours. Les clubs offrent dès lors des outils concrets et favorisent le réseautage.

Vous êtes aux études et vous avez la fibre de l'entrepreneur, l'envie de mener à bien votre projet ? Dans ce cas, il se peut que votre programme de cours ne soit pas adapté à vos desseins. "Un tas d'études conduisant au statut d'indépendant ou amenant vers les professions libérales ne donnent aucune formation sur l'entrepreneuriat", déplore Isabelle Flament, responsable de l'Association des clubs d'étudiants entrepreneurs de Belgique (ACEE). Qui constate ainsi lors de tables rondes que des futurs médecins ou dentistes ignorent tout, ou presque, de la TVA ou de la confection d'un bilan.

Il existe actuellement treize clubs d'étudiants entrepreneurs en Belgique francophone, issus des universités et des écoles supérieures. Soit un public fort d'un millier de membres, coordonné par l'ASBL Les Jeunes Entreprises. Comme l'indique Philippe Andrieux, responsable de l'ASBL Starters, qui réunit les étudiants de l'ULB, ces groupes visent avant tout à sensibiliser les jeunes à l'existence de l'entrepreneuriat comme alternative professionnelle. "Moi qui suis inscrit à Solvay, soit des études privilégiées pour lancer son business, je constate que beaucoup de diplômés en gestion se tournent avant tout vers l'audit ou la consultance. Ce n'est pourtant pas un passage obligé", explique-t-il.

Dans la lignée de l'esprit d'ouverture prôné par Isabelle Flament, il estime que la sensibilisation à la création de projets concerne autant les étudiants en gestion que les ingénieurs ou les filières artistiques. "Organiser et gérer le budget d'un concert ou d'une expo relève de la même optique", poursuit Philippe Andrieux.

Réseautage et team building

Aux cours l'aspect théorique, aux clubs la pratique et le concret. Un peu comme une boite à outils, doublée d'un carnet d'adresses si possible déjà noirci avant l'obtention du diplôme. Les rencontres ne se font d'ailleurs pas qu'avec des professionnels ayant fait leur chemin. Même s'ils apportent souvent des réponses très concrètes et permettent de sentir si "on est fait ou non pour l'entrepreneuriat", le but des clubs est aussi de dépasser les éventuelles barrières entre universités et/ou écoles. "Lorsque nous avons lancé l'idée des clubs il y a quelques années, nous n'avions pas réalisé l'importance du climat de compétition entre les lieux de formation", se souvient Isabelle Flament.

L'ACEE a dès lors mis au point un stage de team building avec tous les membres du réseau pour briser la glace et nouer des contacts qui pourraient être utiles à l'avenir. Une réussite, reproduite chaque année au Canada, mère patrie des clubs d'étudiants entrepreneurs avec les USA.

Reste la question de l'après. L'héritage des clubs tient surtout en la création d'un réseau durable et d'outils concrets pour lancer sa propre boite. Dans certains cas, les démarches lancées lors des études se concrétisent. C'est notamment le cas d'ArtiCadeau, société pionnière dans la vente en ligne de réalisations artisanales belges.

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