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Jeux Olympiques
Les Belges aussi ont misé chinois
Monique Baus
Mis en ligne le 31/03/2008
Hasard du calendrier : le directeur général de la FEB, Peter Timmermans, est actuellement en mission "de reconnaissance" en Chine pour deux semaines. Objectif : en savoir plus sur l'impressionnant moteur économique chinois et sur la politique menée par les autorités chinoises pour attirer les investisseurs étrangers, tout en se renseignant sur la manière dont les entreprises belges établies là-bas exploitent la croissance locale.
Des opportunités à saisir
De ses premières rencontres, il conclut que "les Chinois ont bien conscience que l'avantage de leurs faibles couts diminuera sous peu et sont avides de technologie". En outre, "ils rencontrent parfois des difficultés à trouver le personnel approprié et à le garder, alors qu'un taux de rotation de personnel de 20 pc n'a rien d'exceptionnel". Autant d'opportunités pour les immigrants. Les Belges, en particulier.
Au cours de son périple qui s'achèvera le 6 avril, le patron des entreprises de Belgique doit rencontrer les responsables de plusieurs entreprises belges développées là-bas. On en retiendra quatre principales.
La société belge IBA China vient de refaire à neuf ses bureaux chinois. Ion Beam Applications développe des solutions dans le diagnostic et le traitement du cancer et offre des solutions de stérilisation et d'ionisation pour optimiser l'hygiène et la sécurité au quotidien.
IBA China constitue une division de support, autrement dit une base asiatique qui doit lui permettre d'écouler ses produits dans cette partie du monde. "Il est clair qu'un frein dans ces activités pour lesquelles de gros investissements ont été consentis serait problématique", estime Olivier de Saedeleer, d'IBA.
Le groupe belge de tréfilerie Bekaert figure également au programme. Normal, vu ses bonnes performances en Asie (son unité de production de Shenyang a une capacité de 200 000 tonnes par an) encore soulignées récemment lors de la présentation de ses résultats 2007 (bénéfice net de 153 millions d'euros en hausse de 7 pc par rapport à l'exercice 2006).
Pour 2008, Bekaert s'attend à "une croissance continue de ses activités, soutenue par d'importants programmes d'investissements principalement en Chine, mais aussi en Inde, Indonésie et Russie", a-t-il annoncé par communiqué. "Il est clair qu'un grippage des relations avec la Chine aurait des aspects très négatifs pour nous", commente Jacques Anckaert, porte-parole du groupe et responsable de la communication aux investisseurs. "Ces trois dernières années, nous y avons investi 300 millions d'euros. Toute la production effectuée là-bas est également écoulée sur le marché chinois. En 2007, notre chiffre d'affaires en Chine a atteint 362 millions d'euros, soit 10 pc de notre chiffre d'affaires total, et une augmentation de 50 pc en un an !"
Magotteaux, groupe belge actif dans l'industrie du ciment et l'industrie minière, s'est lui aussi implanté en Chine fin 2006. L'entreprise métallurgique a construit une nouvelle unité de production à Suzhou. Cout de l'investissement : 10 millions d'euros. "Il n'était peut-être pas trop tard pour venir s'installer dans l'Empire du milieu mais il était temps", commente Bernard Gobelet, CEO du groupe. "Aujourd'hui, 45 pc de la production mondiale de ciment se font en Chine. Et ce ciment est presque exclusivement utilisé dans le pays, atteint par une frénésie immobilière irrépressible. Récemment, le droit de posséder une habitation a été accordé aux habitants. Les Chinois se sont rué sur les appartements des grands immeubles que l'on construit un peu partout dans les grandes villes. L'immobilier connait des taux de croissance de 30 pc par an." L'usine Magotteaux a placé la barre fort haut : 5 000 tonnes de pièces par an dans un premier temps, puis 10 000 à long terme.
Enfin, Alcatel Shanghai Bell est la filiale chinoise d'Alcatel détenue à 50,1 pc par Alcatel avec des partenaires chinois. Elle provient historiquement des actifs belges d'Alcatel (Alcatel Bell). Pour elle aussi, les enjeux chinois sont importants.
Fin 2007, elle annonçait encore la signature de quatre nouveaux contrats en Chine. Trois sur la fourniture d'un service d'optimisation des réseaux sans fil, avec trois filiales de China Mobile, à Shanghai, dans les provinces du Guizhou et du Shanxi. Et un autre, signé avec Inner Mongolia Unicom (une filiale de China Unicom) pour l'optimisation de son réseau CDMA.
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