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Crédit | PME

Guy Pariente (Parfip Lease) : "Les PME belges recommen cent à investir"

Patrick Van Campenhout

Mis en ligne le 02/11/2009

Le spécialiste des petits leasings aux PME voit une prudente sortie de crise.

Pour Guy Pariente, le patron de la société de leasing belge Parfip Lease, présente dans 11 pays européens, "le courant des affaires donne depuis un mois maintenant des signes de reprise après six longs mois catastrophiques" . Guy Pariente parle ici des dossiers de leasing de matériel de bureau rentrés par ses courtiers. Les clients sont des petites ou très petites entreprises qui louent à long terme des photocopieuses, du matériel informatique ou tout autre bien d’équipement, et cela pour des montants moyens de 4 000 à 5 000 euros. "Au début de cette année, après avoir vu exploser les taux de défaut de mes clients en 2008, j’ai décidé comme tout le monde de bloquer les nouveaux dossiers. Mais depuis un mois, j’ai décidé de déverrouiller les procédures, et le marché reprend." Quelle différence entre ce producteur de petits leasings (small tickets) et une banque traditionnelle ? "Je ne suis pas banquier, mais j’aide néanmoins les PME. Bon nombre de mes clients gardent aujourd’hui la tête hors de l’eau en raison de la souplesse de Parfip" , assure encore Guy Pariente. Ce dernier explique que c’est sur base de la rapidité de réaction de ses structures - les dossiers sont traités durant la nuit dans une filiale de Parfip à l’ile Maurice - que son entreprise rend service aux PME. "Et puis, il faut voir ce que recouvre le taux de défaut qui a explosé en 2008. Il ne s’agit pas seulement du taux de sinistralité qui a progressé d’un point l’an passé à 3,5 %, mais il recouvre surtout les impayés. Et à ce niveau, les leasings nous coutent plus cher en termes de gestion des dossiers : appels des clients, recherche de solutions, rappels, etc. Mais nous ne clôturons pas pour autant les dossiers. Les banques ont pour leur part coupé le robinet du crédit aux entreprises, ce qui pour beaucoup a été une véritable catastrophe."

Comment, en freinant les nouveaux dossiers à risque, a-t-il réussi à garder ses apporteurs d’affaires ? "J’ai décidé d’allonger la durée des contrats de leasing, en les portant de 48 à 60 mois. Pour les entreprises, c’est un peu moins cher, et pour les apporteurs d’affaires, c’est plus rentable. Il a fallu s’adapter, et nous avons ici aussi, réagi très vite. Mais ça n’a pas été facile, j’ai été harcelé par les PME en mal de financement, et c’est dur pour un commercial de refuser des affaires."

La reprise en cours, ressentie par cet entrepreneur français installé en Belgique depuis quelques années, est-elle solide ? "Difficile à dire. La question est avant tout de savoir si nos économies peuvent encore poursuivre cette course à la croissance " Pour Parfip Lease, leader européen des petits leasings, la question ne se pose pas. Dans son créneau d’activités, la croissance est toujours là avec 10 % de progression en 2009, mais à comparer à une croissance de 45 % en 2008 et 400 millions d’euros de chiffre d’affaires. Guy Pariente a aussi pris cette année la majorité du capital d’une société française de gestion d’abonnements presse, logée dans une société basée chez nous (Eurologgia), et qui gère 6 millions de contrats.

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