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3 QUESTIONS À bertrand veraghaenne
Mis en ligne le 27/11/2009
Bertrand Veraghaenne est chief economist à la Banque Transatlantique Belgium.
Que pensez-vous de la décision de Dubaï de ne pas honorer une partie de sa dette ?
Ce qui énerve les investisseurs, c’est qu’Abu Dhabi, qui gère véritablement Dubaï, a de quoi payer, mais essaie de tester le marché pour voir s’il est prêt à accepter une restructuration de la dette. Ce qu’il demande, c’est un délai pour quatre milliards sur des obligations islamiques. Le montant n’est pas énorme, mais c’est la première fois qu’un pays fait défaut depuis le cas de l’Argentine en 2001.
Cela intervient-il dans un contexte particulier ?
Cela intervient dans un contexte où les gens s’interrogent sur l’accroissement de la dette publique dans un certain nombre de pays. Les Etats ont mené une politique expansionniste pour relancer la croissance. Un moment, il faudra stopper cette politique. Mais quand ? C’est toute la question. Soit on risque de retirer ce stimulus trop tôt. Soit on augmente le risque inflationniste. Aucun pays n’est en tout cas capable de mener une politique de discipline budgétaire. Sans oublier que se posera la question du financement des pensions. Cela intervient dans un contexte où les gens sont inquiets.
La correction sur les marchés vous parait-elle excessive ?
A nouveau, je pense qu’il y a de l’argent à Dubaï. Mais avec la restructuration de cette dette, on se rend compte des éventuels problèmes économiques dans cet émirat. La réaction du marché est épidermique, car il y a un sentiment d’inquiétude. L’affaire de Dubaï intervient un semaine après les problèmes survenus en Grèce. Il apporte aussi une bonne raison de vendre. Les marchés doivent un peu retomber. AvC
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