Brésil 2016, nous voici !

Y.C. Publié le - Mis à jour le

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Maintenant que les Jeux olympiques de Londres sont derrière eux, les athlètes belges peuvent d’ores et déjà s’entraîner pour les Jeux de Rio en 2016. Un conseil que les entreprises belges pourraient appliquer à leur manière, en concentrant davantage leurs efforts d’investissement sur le Brésil."

C’est ainsi qu’Ernst & Young présente une étude récente qui souligne que le Brésil est parvenu à se hisser au deuxième rang des pays les plus attrayants au monde pour les investisseurs étrangers en 2011. De plus, ces derniers s’accorderaient tous à dire qu’un tel attrait ne fera que grandir dans les prochaines années. Autrement dit, le Brésil est aujourd’hui le haut lieu des investissements.

" Une économie stable, un marché intérieur florissant et une abondance de ressources naturelles Autant d’atouts dont le Brésil sait de mieux en mieux jouer pour attirer l’attention d’investisseurs étrangers." C’est le constat qui ressort de la première édition de cette étude qui insiste sur l’attractivité du Brésil. " En dépit de la crise économique mondiale, le pays a attiré un nombre record d’investisseurs étrangers en 2011. Le Brésil accède ainsi à la 2e place (après la Chine) du classement mondial des pays les plus attractifs, en ce qui concerne la valeur totale des investissements étrangers directs."

De fait, le montant des projets d’investissement a triplé entre 2007 et 2011, passant de 19 milliards de dollars à 63 milliards de dollars, tandis que leur nombre est passé de 165 en 2007 à 507 en 2011, note l’analyse. " Dans ces conditions, le Brésil semble promis à un bel avenir. En témoignent les 78 % d’investisseurs potentiels qui considèrent le pays comme le marché d’investissement le plus séduisant en Amérique latine. De plus, non moins de 83 % d’entre eux estiment que son caractère attrayant ne fera que se renforcer dans les trois prochaines années. Un résultat qui contraste de façon criante avec les prévisions concernant l’Europe, dont seules 38 % des mêmes personnes interrogées voient l’attrait augmenter."

Ernst & Young observe que les investisseurs belges mettent aussi le cap sur le Brésil. Selon les publications les plus récentes de l’Agence pour le commerce extérieur, le Brésil est de loin le plus grand partenaire commercial de la Belgique en Amérique du Sud. A titre d’exemple, en 2011, les entreprises belges ont exporté des biens et services au Brésil pour un peu plus de 2,5 milliards d’euros, ce qui en fait le dix-neuvième client du Royaume. Les importations en provenance du Brésil, quant à elles, ont culminé à près de 2,7 milliards d’euros, ce qui place ce pays à la vingtième position sur la liste de nos fournisseurs. Entre 2007 et 2011, l’exportation belge au Brésil a augmenté de quelque 68 %, ce qui indique clairement que nos entreprises y trouvent bel et bien des débouchés intéressants. " Tout porte à croire que les investisseurs belges commencent à reconnaître l’attractivité du Brésil. Selon les calculs de fDi Intelligence, cinq projets d’investissement belges ont été enregistrés au Brésil en 2011, soit autant qu’au cours des trois années précédentes réunies (2008-2010). Par ailleurs, l’organisation de la Coupe du monde de football en 2014 et des Jeux olympiques en 2016 nécessitera des investissements de taille et ouvrira par conséquent de nouvelles opportunités pour les investisseurs belges" , indique Rudi Braes, Managing Partner d’Ernst & Young Belgique.

A l’heure actuelle, les Etats-Unis conservent leur titre de champion de l’investissement étranger au Brésil, suivis par le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Allemagne. Les entreprises allemandes multiplieront d’ailleurs leurs activités au Brésil au cours des prochaines années, car elles collaborent étroitement aux travaux des infrastructures nécessaires pour la Coupe du monde en 2014 et les Jeux olympiques en 2016. " De nombreuses opportunités en vue pour les entreprises belges qui souhaitent renforcer leur présence au Brésil ", conclut enfin l’analyse d’Ernst & Young.

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