Caterpillar: De Gucht prêt à agir contre la concurrence déloyale

Belga Publié le - Mis à jour le

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Le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, s'est déclaré vendredi prêt à étudier toutes les informations concrètes sur d'éventuels subsides à l'exportation anticoncurrentiels et nocifs pour l'entreprise Caterpillar Belgique à Gosselies, qui a annoncé jeudi la suppression de 1.400 emplois Le Premier ministre Elio Di Rupo avait fait allusion à de telles pratiques jeudi à la Chambre, "apparemment sur la base d'informations" fournies par CEO de Caterpillar Belgique, Nicolas Polutnik.

Dans un communiqué adressé à l'agence BELGA, M. De Gucht s'est dit prêt à étudier toutes les informations concrètes sur l'existence de tels subsides et à "agir le cas échéant sur base de la législation européenne".

Mais jusqu'à présent, "ni l'entreprise, ni les autorités belges n'ont présenté de dossier concret auprès de la Commission européenne", a-t-il souligné.

En réponse jeudi à diverses questions, M. Di Rupo, sur la base d'un entretien avec le CEO de Caterpillar, a dit que l'entreprise de Gosselies "serait en concurrence avec des machines provenant de l'étranger, qui répondent à des exigences environnementales moindre et qui passent au travers des mailles du filet des contrôles en Europe. D'autres concurrents non européens sont par ailleurs subventionnés par des aides d'Etat directes ou à l'exportation".

Le Premier ministre a aussi annoncé sa volonté de rencontrer les autorités européenne et plus spécialement président de la Commission européenne européenne, Jose Manuel Barroso.

"Pourquoi cette "Rolls a-t-elle des problèmes de compétitivité ?"

Le Premier ministre Elio Di Rupo est revenu vendredi à l'issue du Conseil des ministres sur la situation de l'usine de Caterpillar à Gosselies, qui a annoncé jeudi la suppression de 1.400 emplois. "Nous devons comprendre comment cette usine qui est une véritable 'Rolls' comme entreprise se trouve en difficultés", a-t-il commenté. M. Di Rupo a rappelé qu'il avait eu un entretien téléphonique avec le CEO de Caterpillar, Nicolas Polutnik, et qu'il a rencontré les représentants des travailleurs jeudi soir.

"Je veux d'abord saluer la dignité des travailleurs et de leurs représentants", a dit le Premier ministre.

Le gouvernement a chargé jeudi soir le comité de développement stratégique Charleroi-Sud Hainaut, qui groupe ce qu'on appelle couramment les forces, de jouer le rôle de task force.

Son but est notamment de tenter d'éclaircir la situation du site et de mieux comprendre comme cette "Rolls" des entreprises connaît des difficultés.

"Nous sommes dans une situation tout à fait particulière. Voilà une belle entreprise qui est chez nous depuis longtemps, où la formation des travailleurs est de haut niveau, le personnel hyperqualifié et très flexible. Une entreprise qui apporte beaucoup de valeur ajoutée. Elle réunit donc tous les paramètres qu'on évoque généralement lorsqu'on parle des conditions pour assurer la compétitivité et pourtant Caterpilar connaît des problèmes de compétitivité", dit M. Di Rupo.

Le Premier ministre a déjà annoncé jeudi qu'il voulait aussi porter le problème à l'ordre du jour des instances européennes. "Il faut qu'on se ressaisisse. On ne peut pas laisser détruire tout ce que nous avons construit au cours des dernières décennies", a-t-il dit.

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