Édito : L’acier, c’est l’opium des Wallons

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En laissant croire que la récente étude sur un sauvetage public de la phase à chaud liégeoise était une piste réelle, le gouvernement wallon a dressé un écran de fumée. Les hauts fourneaux liégeois seront fermés par ArcelorMittal. Ils ne seront pas rachetés aux frais du contribuable wallon à la multinationale qui, de toute façon, ne veut pas vendre. Il n’y a pas de plan B. Les caisses sont vides, le milliard d’euros nécessaire pour la relance de la seule phase à chaud principautaire ne pourra jamais être débloqué. Et si la Région disposait de cette force de frappe, comment peut-on imaginer une seule seconde qu’il faudrait l’injecter dans l’économie du 19e siècle alors que c’est désormais la phase à froid, plus moderne, qui est menacée ? Le gouvernement wallon entretient le flou artistique sur cette question depuis des semaines. Jean-Claude Marcourt a démenti hier avoir remis une offre formelle d’achat à Lakshmi Mittal, le ministre veut d’abord consulter En fait, la Région tente surtout de faire traîner les choses afin d’éviter de devoir reconnaître publiquement, juste avant les élections communales, que le "chaud" est mort. La vérité ? La voici : ArcelorMittal a toutes les cartes en main à Liège, le pouvoir politique est impuissant et les syndicats des métallos ont gravement joué avec le feu en bloquant la négociation sociale depuis un an.

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