Édito : La balle au politique

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Que la Banque Centrale Européenne (BCE) maintienne son taux de référence à 0,75 % passe encore. Mais que le président de la Banque ne s’engage pas plus avant dans un processus de soutien aux pays les plus endettés de la zone euro Les marchés n’ont vraiment pas apprécié et les indices boursiers ont rapidement plongé dans le rouge. Mais qu’espéraient-ils donc ? Mario Draghi est resté dans le droit fil du mandat que lui ont confié les pays membres de la zone euro. Et ce mandat consiste d’abord à maintenir la stabilité des prix à moyen terme. Le reste n’est que périphérique et subsidiaire à cette mission. Et aujourd’hui la BCE ne dit pas autre chose. Il serait illusoire de croire qu’une politique monétaire est capable de régler les problèmes structurels d’un pays et a fortiori de l’Union européenne. Comme on pouvait s’y attendre, la BCE a fait son devoir mais sans dépasser ses prérogatives. Elle s’est donné hier les moyens de pouvoir intervenir sur les marchés pour racheter par exemple des emprunts espagnols ou italiens. Une décision qui, au passage, a été approuvée à l’unanimité moins une voix Mais elle n’agira pas tant que les gouvernements concernés n’auront pas fait les démarches nécessaires : s’engager à gérer leurs déficits et introduire une demande d’assistance au Fonds européen de stabilité financière. Draghi a botté en touche et il a fait ce qu’il fallait. La balle est plus que jamais dans le camp du politique. C’est à chaque gouvernement de la zone euro de prendre ses responsabilités.

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