Édito: Mauvais procès

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Depuis une semaine, l’affaire Arnault électrise le débat politique et fiscal, tant en Belgique qu’en France. D’autant que les dernières prévisions budgétaires laissent augurer de futurs échanges assez vifs au sein de l’attelage gouvernemental pour trouver les 4,6 milliards d’euros nécessaires pour boucler le budget 2013. Taxation des plus-values, impôt sur la fortune - pardon, "cotisation temporaire de crise" sur le grand patrimoine - taxation des stocks-options... Clivage gauche-droite maximum en vue. Acte 1 : les sorties du PS sur les nouvelles pistes fiscales. Acte 2 : la menace de l’Open VLD de faire sauter le gouvernement - tiens, tiens, cela nous rappelle quelque chose - si on touche aux plus-values.

Acte 3 : ce vendredi, Elio Di Rupo demande à chacun de rester zen et pour les arbitrages, on verra... après les communales. Quant aux syndicats - la FGTB a encore montré l’exemple vendredi - le contexte est à la musculation alors qu’approchent les négociations en vue du prochain accord interprofessionnel. Ce débat sur l’équité fiscale devra avoir lieu. Un meilleur équilibre entre les charges qui pèsent sur le travail et celles sur le capital est souhaitable.

Mais ce débat doit éviter les caricatures et certaines formes de populisme. Comme celle qui consiste à faire des entrepreneurs - des hommes et des femmes qui prennent des risques et créent de l’emploi dans notre pays - les boucs émissaires de la crise. Dans toute crise, la tentation est grande de cibler un coupable, surtout s’il incarne une réussite entrepreneuriale ou financière. C’est ce qui s’appelle un mauvais procès.

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