Édito : Pauvre G...

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C’est une semaine cruciale pour la Grèce. Une de plus. Après tant de réunions "de la dernière chance", on a fini par les banaliser. Cette fois encore et toujours, il s’agit, pour Constantinis Samaras, le Premier ministre, de convaincre ses partenaires européens que, malgré toute sa bonne volonté, la Grèce n’est pas en mesure de respecter son échéancier. Il lui faut deux ans de plus. Il lui faut du temps pour faire accepter encore plus d’austérité à une population qui vit dans la crise depuis près de cinq ans. Pour la Grèce, l’espoir viendra peut-être de Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, qui refuse d’admettre l’idée d’une explosion de la zone euro; un autre allié sera sans doute François Hollande, le président socialiste français qui s’est démarqué de son prédécesseur - de manière intéressée peut-être - en remettant en cause le diktat d’orthodoxie européen défendu par l’Allemagne. Ce qui revient à dire que l’enjeu de cette semaine sera d’amener Angela Merkel à faire des concessions. Et ça, ce n’est pas gagné, sauf à convaincre l’Allemagne qu’elle n’a aucun intérêt à maintenir la Grèce la tête sous l’eau. C’est d’autant plus compliqué que, depuis que l’axe Merkel-Sarkozy a éclaté, l’Allemagne a trouvé des alliés encore plus au nord, Finlande en tête. Pousser la Grèce dans la dépression n’est pas une solution, ni pour les Grecs, ni pour ses partenaires; mais le faire au risque d’accentuer plus encore le schisme entre le nord et le sud de l’Europe relèverait d’un comportement suicidaire.

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