Édito : Super Mario

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Les Italiens affectionnent de qualifier leurs vedettes de "super", surtout si elles se prénomment Mario On avait déjà Super Mario, qu’il s’agisse de Balotelli (l’enfant terrible du football italien) ou de Monti (l’homme qui a mis hors-jeu le trublion Berlusconi). Désormais, il y a Super Mario Draghi, l’homme qui a fait oublier l’austère Jean-Claude Trichet et vient de remettre avec brio la Banque centrale européenne (BCE) - qu’il préside depuis moins d’un an - au centre du jeu politico-financier de l’union économique et monétaire européenne.

Utilisant toutes les ficelles du parfait "banquier central" (qui consiste à prononcer les bons mots au bon moment), Mario Draghi est en effet venu à la rescousse d’une zone euro à nouveau en perdition, depuis quelques jours, en raison (notamment) d’un pilotage politique défaillant. Car n’en déplaise aux Barroso, Van Rompuy, Juncker, Hollande ou encore Merkel, c’était une fois encore du grand n’importe quoi sur la stratégie de "sortie de crise".

"Super Mario", lui, a trouvé les mots qu’il fallait pour éteindre, au moins temporairement, le nouvel incendie : "La BCE, a-t-il martelé, est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro. Et croyez-moi, ce sera suffisant." Paroles, paroles ? Certes, il ne s’agit encore que de mots. Mais la manière avec laquelle le couple franco-allemand s’est engouffré, vendredi, dans la brèche ouverte par le patron de la BCE augure d’actes prochains à même d’éviter que l’été devienne définitivement meurtrier, pour la zone euro, et que celle-ci retrouve enfin de réelles perspectives de redressement durable.

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