Fichiers illégaux traqués à Zaventem

M.V.O. Publié le - Mis à jour le

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La lutte contre les téléchargements illégaux s'intensifie. Suite à une action conjointe de la police suisse et de la Computer Crime Unit de Bruxelles, deux des plus importants serveurs «peer-to-peer» au monde ont été stoppés mardi soir à Zaventem. Ils y étaient hébergés depuis plusieurs années dans un «data center» de la société Interxion.

Leur propriétaire, un Suisse, a été arrêté. Il risque une grosse amende, voire même quelques mois de prison, mais surtout, il peut s'attendre à devoir payer d'énormes dommages et intérêts aux «majors» du film, de la musique, et des logiciels. «C'est vrai, mais ce n'était pas là notre principal objectif», explique Rik Reynaers, de la Belgian Anti-piracy Federation (BAF), une association qui rassemble les plus importantes sociétés actives dans le cinéma et dans le jeu vidéo. «Nous voulions surtout couper les ailes à un gros fournisseur de fichiers illégaux. Nous voulions également démontrer que contrairement à ce que beaucoup croient, il n'y a pas d'impunité en matière de téléchargements illégaux sur Internet».

Selon la BAF, les deux serveurs - connus sous le nom de «Razorback» - «comptaient chacun jusqu'à plus d'un million d'utilisateurs en simultané et donnaient accès à plus de 140 millions de fichiers illégaux parmi lesquels des films, des séries télévisées, de la musique, des jeux et des logiciels».

Toujours selon la BAF, qui surveillait les serveurs Razorback depuis l'automne 2004, ces deux énormes «annuaires» de fichiers étaient responsables à eux seuls d'environ 30pc du trafic sur eDonkey, un des réseaux «peer-to-peer» les plus populaires sur le web. Ce dernier permet notamment à ses utilisateurs de télécharger gratuitement des séries télévisées dans leur intégralité, des films, ou des albums de musique.

© La Libre Belgique 2006

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