Fusions et suppressions d'organismes publics en Grèce

AFP Publié le - Mis à jour le

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"Dans le cadre de la restructuration de l'Etat", le gouvernement commence par "une première fusion et suppression d'une vingtaine d'organismes publics afin de réduire le coût de leur fonctionnement et de les rendre plus efficaces", a indiqué un communiqué du ministère de la Réforme administrative. Le ministère précise que le personnel des organismes supprimés ou fusionnés, au total 5.256 employés, "ne seront pas licenciés mais mutés à d'autre postes du secteur public qui ont besoin de leurs compétences".

Quinze organismes seront réduits à neuf tandis que cinq organismes, dont le Fonds pour la gestion des crédits pour des fouilles archéologiques, seront supprimés et intégrés dans les ministères dont ils dépendent, selon la liste publiée par le ministère. Le coût de fonctionnement de ces organismes, subventionnés par le budget de l'Etat, est de 40 millions d'euros.

Le ministère est en train d'élaborer une étude pour "évaluer l'ensemble des organismes publics financés par le budget, dont les premières conclusions seront prêtes fin août, ce qui va ensuite conduire à des fusions de centaines d'organismes", souligne ce texte. Cette annonce intervient au moment où les experts de la troïka des créanciers, UE-BCE-FMI, passent à la loupe depuis lundi à Athènes les comptes grecs pour évaluer les dérapages et les retards pris dans l'application du plan d'ajustement budgétaire.

L'arrivée de la troïka s'inscrit dans le cadre régulier du contrôle des finances publiques du pays afin que ce dernier continue à profiter des versements des prêts accordés par la zone euro et le FMI. Plongée dans une crise sans précédent plus de deux ans, la Grèce s'est engagée à restructurer l'administration et le fonctionnement de l'Etat pour limiter le gaspillage d'argent public.

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