ING Belgique a "une stratégie payante"

AvC Publié le - Mis à jour le

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Ce sont des résultats positifs malgré un contexte économique qui n’a pas été facile ." Ralph Hamers, le patron néerlandais d’ING Belgique, s’est montré satisfait vendredi, lors de la présentation des résultats semestriels.

Au cours des six premiers mois de l’année, la banque a réalisé un bénéfice avant impôt de 684 millions d’euros, en hausse de 30 %. "Cette hausse est surtout due à la performance commerciale dans tous les métiers" , a poursuivi le directeur financier Guy Beniada.

Comme preuve d’ "une stratégie payante" , Ralph Hamers a donné quelques chiffres dont l’arrivée de 32 000 nouveaux clients actifs en banque de détail et une augmentation de 2,8 milliards d’euros des dépôts depuis fin 2011.

ING Belgique qui, outre les entités belge et luxembourgeoise, chapeaute aussi la France, l’Espagne, le Portugal et la Suisse, entend mettre l’accent sur "la banque directe" quand c’est possible, "car c’est le canal le plus facile" tout en voulant conseiller ses clients. "Nous voulons être un banquier simple et facile" , a insisté Ralph Hamers.

Ce dernier affirme toutefois que l’objectif de la banque n’est pas de diminuer le nombre d’agences. Même s’il y a une mutation dans le processus bancaire qui vise à tirer profit "de la bonne combinaison entre les activités on line et le métier de conseil".

La banque veut ainsi continuer à investir dans les changements de processus. Ce qui s’inscrit dans une stratégie dite "plus simple" . "On essaie de réduire les coûts récurrents" , a aussi expliqué Guy Beniada.

Aucune précision n’a été donnée sur le type de coûts à réduire, mais la direction ne cache pas qu’elle suit avec intérêt les initiatives de la concurrence dont la nouvelle convention collective de travail signée chez BNP Paribas Fortis. Laquelle prévoit une réduction du salaire fixe de 3 % en échange d’une garantie d’emplois pendant cinq ans et de certaines mesures compensatoires (voitures de société, salaires variables, etc.).

La présentation des résultats fut aussi l’occasion pour la direction de revenir sur le débat sensible du rôle des banques dans l’économie et sur la demande des socialistes de séparer les métiers de banques de détail et d’investissement. "ING Belgique continue à jouer son rôle dans l’économie" , ont souligné Ralph Hamers et Guy Beniada avec des chiffres à l’appui. Dont la hausse de 5 % des crédits, une hausse supérieure à la moyenne belge. ING a un excédent de dépôts par rapport aux crédits de 13 milliards dont une grande partie est investie en obligations de l’Etat belge.

Et le directeur financier d’assurer qu’ING respecte "très largement" la réglementation visant à limiter à 100 % des fonds propres - soit 10 milliards d’euros - l’exposition de la filiale belge au groupe. Pour la direction d’ING Belgique, la séparation des métiers bancaires ne se justifie pas.

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