Jean-Pol Poncelet fustige la sortie du nucléaire

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L'ex-ministre de l'Energie et de la Défense Jean-Pol Poncelet s'est livré mardi à une charge contre la politique énergétique du gouvernement - qui a décidé la semaine dernière la fermeture prochaine de deux réacteurs nucléaires -, s'en prenant aussi à son ancien parti, le cdH. "On notera que c'est Melchior Wathelet, un ministre social-chrétien, qui pousse sur le disjoncteur, alors que son parti a voté contre la loi de phasing out (sortie) en 2003 et défendu depuis toutes les études qui en dénonçaient l'irréalisme... On connaissait la capacité d'adaptation caméléonesque des 'humanistes', cette fois ils ont fait encore plus fort: ils ont mis en oeuvre eux-mêmes le diktat des écologistes, qui sont dans l'opposition", écrit-il dans une carte blanche publiée par le journal 'Le Soir'.

L'ancien ministre et vice-Premier ministre (alors que le parti s'appelait encore le PSC) dénonce au passage la manière dont la loi de 2003 sur la sortie du nucléaire a été votée. "A l'origine de cette loi, il y a une bassesse politicienne, camouflée dans une prétendue conscience environnementale: il s'agissait pour Guy Verhofstadt (le Premier ministre libéral de l'époque, ndlr) d'écarter du pouvoir les démocrates-chrétiens. Quitte à payer aux 'Verts' les trente deniers de leur exigence doctrinaire et d'arrêter l'énergie nucléaire", ajoute-il en se présentant comme "membre de l'Académie royale de Belgique" - mais en omettant de préciser qu'il est également directeur général de FORATOM, l'association européenne de l'industrie de l'énergie nucléaire.

M. Poncelet reproche également aux décideurs actuels de ne pas avoir, avant de prendre la décision de fermeture des deux plus anciens réacteurs de Doel, abordé "les questions qui dérangent", comme les solutions de remplacement, leur coût et leur impact gouvernemental, le démantèlement des réacteurs et le choix d'un site pour l'évacuation des déchets.

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