Juncker: la Grèce ne quittera pas la zone euro

AFP Publié le - Mis à jour le

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La Grèce ne quittera pas la zone euro, a indiqué samedi à la presse le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker avant des entretiens à Athènes avec les dirigeants grecs prévus la semaine prochaine.

"Non je ne pense pas que cela se produise", a répondu M. Juncker a un question du journal autrichien Tiroler Tageszeitung Austrian sur une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro.

"Cela n'arrivera pas" a dit M. Juncker qui a ajouté que "si la Grèce refusait une consolidation budgétaire et des réformes structurelles, alors nous devrions considérer la question (d'une sortie de la Grèce)".

"Mais comme je crois que la Grèce va redoubler d'efforts pour remplir ses obligations, il n'y a pas de raison de penser que le scénario d'une sortie du pays (de la zone euro) deviendra envisageable", a-t-il ajouté.

M. Juncker doit s'entretenir mercredi à Athènes avec le Premier ministre grec Antonis Samaras alors que des informations de presse ont fait état d'une éventuelle demande de la Grèce d'un sursis pour la mise en oeuvre de nouvelles mesures d'austérité réclamées au pays en échange de son sauvetage financier.

M. Samaras doit également s'entretenir avec la chancelière allemande Angela Merkel vendredi à Berlin et avec le président français François Hollande le lendemain à Paris.

Mme Merkel et François Hollande se rencontreront de leur côté jeudi à Berlin.

La moitié des Allemands pour un maintien dans la zone euro

Cinquante pour cent des Allemands se prononceraient en faveur d'un maintien dans la zone euro en cas de référendum sur le sujet, selon un sondage à paraître dans le journal dominical Frankfurter Allgemeine Sontagszeitung (FAS). Un tiers des Allemands diraient en revanche "non" à un maintien de la principale économie européenne dans la zone euro, selon cette enquête du prestigieux institut Allensbach.

Parmi les personnes interrogées se déclarant intéressées par la politique, 60% plaident pour que l'Allemagne reste dans la zone euro.

L'enquête, dont des extraits ont été diffusés samedi, a été réalisée auprès de quelque 1.000 personnes représentatives de la population de plus de 16 ans. Le sentiment anti-européen a gagné du terrain en Allemagne à la faveur de la crise de la dette et des difficultés de la Grèce.

En décembre dernier, un sondage avait montré que l'introduction de l'euro n'était pas une bonne idée pour 60% des Allemands.

La tenue d'un référendum au niveau national en Allemagne n'est prévue dans la Loi fondamentale (qui sert de constitution) qu'en cas de circonstances extrêmes, comme un remodelage des frontières ou adoption d'une nouvelle loi fondamentale.

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