L'attitude des banques dans la crise grecque est "perfide" (Merkel)

AFP Publié le - Mis à jour le

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La chancelière allemande Angela Merkel a qualifié jeudi l'attitude des banques dans la crise grecque de "perfide", et estimé que les politiques étaient engagés dans un "combat" contre les spéculateurs.

"Nous devons maintenant démontrer clairement qu'en Europe nous avons la force politique, chacun dans notre pays, de nous remettre sur la voie du Pacte de stabilité et de croissance.

C'est un combat des politiques contre les marchés", a-t-elle déclaré lors d'un forum sur l'Europe organisé par la chaîne de télévsion publique WDR.

"C'est comme cela que je le conçois personnellement, mais je suis fermement décidée -- et je suis certaine que mes collègues également --, à gagner ce combat, et nous pouvons le remporter, j'en suis certaine", a-t-elle ajouté.

La chancelière a également critiqué plus particulièrement l'attitude des banques, qu'elle a qualifiées de "perfide". "D'abord les banques ont failli, forçant les Etats à mener des actions de sauvetage. Elles ont plongé l'économie mondiale dans le précipice, et nous avons dû engager des plans de relance. A cause de ces plans de relance, nous nous sommes endettés, et maintenant, elles spéculent contre ces dettes, c'est vraiment très perfide" de leur part, a-t-elle détaillé.

"La politique doit retrouver sa primauté sur les marchés, qu'elle n'a plus, et (pour cela) nous avons besoin de règles globales beaucoup plus strictes", a-t-elle poursuivi.

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