La Grèce a besoin de 2 ans de plus

afp Publié le - Mis à jour le

Actualité La Grèce a besoin d'obtenir de ses créanciers un délai supplémentaire de deux ans pour respecter ses objectifs budgétaires, ainsi que de liquidités de la Banque centrale européenne (BCE), a affirmé le Premier ministre grec Antonis Samaras dans un entretien publié samedi.

Dans les colonnes du Washington Post, M. Samaras souligne que son pays est déterminé à adopter de nouvelles mesures d'austérité pour un montant de 11,7 milliards d'euros pour rester dans la zone euro, mais que celles-ci devraient s'appliquer sur quatre ans au lieu des deux ans prévus.

"Au lieu d'adopter ces mesures de 11,7 milliards d'euros en deux ans, il vaudrait mieux les appliquer en quatre ans" soit d'ici 2016, a-t-il déclaré. Plusieurs responsables européens et du FMI ont, à l'occasion de la réunion des ministres des Finances de la zone euro vendredi à Chypre, donné à Athènes des raisons d'espérer un tel délai.

"La Grèce a présenté un budget ambitieux. Nous allons lui donner le temps dont elle a besoin, mais probablement pas plus d'argent", a ainsi affirmé la ministre autrichienne Maria Fekter.

"Il y a plusieurs voies pour procéder à des ajustements, le temps peut être considéré comme une option envisageable", a aussi déclaré la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde.

Athènes est sous pression de ses principaux créanciers - la BCE, le FMI et l'UE - pour réaliser plus de 11,5 milliards d'euros d'économies supplémentaires. De ces efforts dépendent le rapport de la troïka rassemblant ses créanciers, puis le versement d'une tranche d'aide de 31,5 milliards d'euros, vitale pour le pays qui a des échéances de remboursement en novembre.

Cette aide est nécessaire pour recapitaliser les banques grecques et rembourser quelque 4,6 milliards d'euros que doit l'Etat grec au secteur privé, a déclaré M. Samaras au journal.

Le Premier ministre grec a également souligné la nécessité pour son pays d'obtenir des liquidités de la BCE car Athènes n'a plus accès aux marchés financiers.

"Les autres pays ont accès aux marchés, alors que la Grèce ne l'a pas. Donc nous devons obtenir des liquidités à travers la BCE", a-t-il affirmé dans l'entretien publié samedi.

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