La troïka ne croit plus en la Grèce

AFP Publié le - Mis à jour le

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Les créanciers de la Grèce estiment que les objectifs fixés à Athènes, notamment en matière de réduction de son endettement, sont désormais hors de portée, affirme le quotidien allemand Handelsblatt dans son édition de lundi. "Jusqu'à maintenant, les créanciers partaient du principe que la Grèce aurait retrouvé un niveau soutenable d'endettement d'ici 2020. Ce but n'est plus atteignable", écrit le journal, citant des sources proches de la "troïka" (Union européenne, FMI et BCE).

Les conditions fixées au deuxième plan d'aide à la Grèce --de 130 milliards d'euros de crédits, auxquels s'ajoutaient 70 milliards d'abandon de créances par les créanciers privés-- sont de ce fait caduques, ajoute le journal.

Ce plan prévoyait que le taux d'endettement de la Grèce baisse à 120,5% du PIB au plus tard en 2020, ce qui était considéré comme un taux soutenable pour un pays européen, contre plus de 161% attendu fin 2012.

Mais atteindre ce taux n'était possible que si Athènes affichait un excédent primaire (hors remboursement de la dette) de 4,5% du PIB dès 2014. Selon les sources du journal allemand, ce ne sera pas le cas avant 2016.

La Grèce négocie actuellement avec la zone euro un délai pour mettre en oeuvre ses réformes et atteindre ses objectifs.

Plusieurs ministres des Finances de la zone euro, réunis en fin de semaine à Chypre, ont donné des raisons d'espérer à Athènes. Les pays les plus réticents, comme l'Allemagne, craignent surtout qu'accorder un délai à Athènes signifie délier une nouvelle fois les cordons de la bourse.

Compte tenu de ces réticences, la zone euro devrait attendre le rapport de la troïka des créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI), attendu courant octobre, pour se prononcer sur cette demande d'assouplissement.

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