Le retour de Modrikamen aux affaires

AvC Publié le - Mis à jour le

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Mischael Modrikamen ne se contente plus de son rôle politique et surtout de sa présidence du Parti populaire (PP). Il veut rependre ses activités d’avocat qu’il assumait de manière très occasionnelle ces derniers mois. Il a choisi de l’annoncer hier devant deux journalistes dans sa maison de 1 200 m 2 , qui sert aussi de cabinet d’avocats et de bureau pour le PP. Et qu’il pourrait quitter un jour, vu l’espace superflu. "J’ai décidé de reprendre de nouveaux dossiers. Mais je vais travailler seul. Je traiterai environ une dizaine de dossiers par an dont les contentieux dans la finance et aussi les fusions et acquisitions", explique-t-il. Il continuera de défendre les actionnaires de Fortis mais pour tout ce qui touche le volet civil, son ex-associé M e Laurent Arnauts s’occupant de tout l’aspect pénal. Il compte aussi prendre des dossiers plus sociétaux.

Ce retour aux affaires ne signifie toutefois pas un abandon de son combat politique. Et cela malgré pas mal de revers (dont trois perquisitions et la perte de la dotation de 450 000 euros suite à l’exclusion du seul député PP, Laurent Louis) et surtout une évidente hostilité d’une grande partie de l’opinion publique à son égard. Ou même une campagne d’un ancien membre du MR, Michel Mungo, finalement poursuivi pour calomnie et diffamation.

"Quoi que je fasse, on me tombe dessus", explique-t-il. Et de donner l’exemple de sa tentative de reprendre le titre "Le Peuple", qui a été contestée en justice, notamment par d’anciens journalistes. Ceux-ci ont perdu en première instance, mais ont décidé d’aller en appel. "C’est un combat d’arrière-garde. Je ne l’ai pas volé, ce titre."

Le président du PP affirme néanmoins que cela ne le dérange pas d’être la cible de nombreuses attaques. "Ma seule objection, c’est que j’estime le débat pas assez vif", souligne le président du PP.

Clairement, il s’estime lésé en termes de présence dans les médias alors que son parti a récolté 98 000 voix (dont environ 8 000 pour lui) en juin 2010. Il y voit une entrave à la liberté d’expression.

Pour les prochaines élections fédérales prévues en 2014, il reste convaincu que son parti peut dépasser la barre des 5 %. "Pourquoi il n’y aurait pas en Belgique un mouvement qui émerge, comme avec Geert Wilders aux Pays-Bas ?" dit-t-il, sans vouloir être assimilé à l’extrême droite.

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