Les Belges adorent toujours le vin...

Anne Masset Publié le - Mis à jour le

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C’est sûr, on va discuter de vins dans les semaines qui viennent. Car à l’instar du Beaujolais qui “renaît” chaque mois de novembre, les Foires aux vins sont de retour avec la rentrée. Et font parler d’elles. La grande distribution mène la danse, elle qui représente, selon les chiffres GFK 2012 mis en avant par Carrefour, 62 % des volumes de ventes de vins tranquilles (non effervescents) et 67 % des ventes de vins effervescents (champagnes, mousseux). Chaque distributeur a donc ses recettes pour séduire ses clients (voir ci-dessous) et met le paquet pour ce grand moment de vente, qui ne fait qu’anticiper celui des fêtes de fin d’année.

Selon les chiffres Nielsen, que reprend Delhaize, sur l’évolution des ventes (en volume) de juin 2012 à juin 2013 en Belgique, le vin rouge tient encore et toujours le haut du pavé (voir infographie), devant le blanc, le rosé et les effervescents. Sachant que, “toujours d’après Nielsen, les ventes de rosé ont crû de 3,8 % depuis 2003 pour atteindre 16,8 % ces 12 derniers mois (pour 51,7 % pour les rouges et 31,4 % pour les blancs)”, pointe Alain Pardoms, acheteur vin chez Delhaize. D’ailleurs, dans le top 5 des vins les plus vendus par le groupe depuis janvier, on retrouve... 3 rosés. “Après un printemps pas terrible, les rosés se sont bien vendus pendant l’été”, renchérit Alain Renier, acheteur vin chez Cora. Quant aux mousseux, ils continuent à bien progresser, une croissance principalement soutenue par le succès du cava, le mousseux espagnol. Qui devient, selon Nielsen, la famille de vins effervescents la plus vendue en Belgique, devant les mousseux italiens (prosecco) qui eux-mêmes devancent “pour la première fois les français”, constate Alain Pardoms. Celui-ci en profite pour souligner aussi la belle évolution des effervescents belges: “On voit de plus en plus de mousseux belges sur le marché.”

En rouge, les ventes de Bordeaux tiennent la tête malgré une baisse, devant celles du Languedoc-Roussillon, en hausse. Les vins du Langedoc-Roussillon sont décidément en forme, eux qui précèdent les vins de la vallée de la Loire en rosé et suivent les vins espagnols en blanc. “Sur dix ans, le vignoble a été complètement restructuré, le matériel s’est fortement amélioré et le rapport qualité-prix est bon”, détaille Alain Pardoms. “Les Bordeaux sont toujours à la peine, c’est pourquoi je pousse le Languedoc et les Côtes du Rhône”, déclare Alain Renier.

La Flandre préfère le blanc

Oui, le Belge est amateur de vin et il entend le rester, confirme l’enquête qu’a présentée pour l’occasion Delhaize, menée en juin et juillet auprès de 1 000 consommateurs. “Des consommateurs belges et pas des consommateurs Delhaize”, insiste Florence Maniquet, responsable de la communication. 34 % des Belges en boivent au moins une fois par semaine, dont 21 % plusieurs fois. Et plus de la moitié des personnes interrogées en boivent plusieurs fois par mois.

On le sait, le rouge est plus apprécié à Bruxelles et dans le sud du pays, comme le rappelle l’enquête avec, respectivement, 40 et 38 %. “La Flandre préfère le blanc et apprécie les vins du monde”, précise Carrefour qui introduit une – légère – offre différenciée Nord-Sud dans les Carrefour Market. Les consommateurs du nord du pays interrogés dans l’enquête ont bu plus de vin blanc (35 %) que de rouge (31 %), de vin mousseux (23 %) ou de rosé (11 %). Reste que de façon générale, les répondants qu’ils soient issus de Flandre, de Wallonie ou de Bruxelles, plébiscitent l’origine française. En rouge, elle devance l’Italie et le duo Chili-Argentine. Et quand on demande aux consommateurs quelle région ils voudraient (davantage) découvrir, c’est encore la France qui gagne. 

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