"Les prix ne baissent pas assez en Belgique"

Pierre Loppe Publié le - Mis à jour le

Actualité Entretien

Quelle est la place de la concurrence dans notre société ? Que penser de l’évolution des prix ? Convient-il d’améliorer sans cesse la compétitivité? Pour répondre à ces questions, un colloque se déroule ce vendredi à Bruxelles, organisé par l’UCL, la KUL, Marie Haps et la revue "Concurrences". Nous avons interrogé l’un de ses coordinateurs scientifiques, Paul Nihoul, professeur de droit de la concurrence à l’UCL.

Comment se porte la concurrence en ces temps de crise ?

Les gens dépensent moins. Les entreprises doivent rivaliser davantage entre elles pour leur vendre des produits ou des services.

Logiquement, les prix devraient baisser plus qu’en temps normal...

Ce devrait être le cas, en effet. En période de crise, les entreprises veulent garder leurs clients. Sait-on jamais, elles peuvent aussi espérer en gagner, notamment les clients qui étaient fidèles à une firme tombée en faillite. Pour atteindre ces objectifs, les entreprises sont prêtes à faire un effort supplémentaire.

La Belgique fait-elle bonne figure en Europe ?

Pas tellement. On l’a vu avec les prix de l’énergie. Ils viennent d’être comparés par Eurostat. Dans l’échelle des pays les plus chers, la Belgique est classée en quatrième position derrière le Danemark, l’Allemagne et Chypre.

Ce n’est pas un cas isolé...

En effet. On peut faire le même constat dans d’autres secteurs. Ainsi, pour les communications mobiles, la Belgique est quatrième en termes de prix. Après Malte, le Luxembourg et les Pays-Bas.

Idem pour les prix de l’alimentation...

Là aussi, effectivement, la Belgique est plus chère que ses voisins : Allemagne, France, Pays-Bas. Récemment, cette question a été étudiée en profondeur par l’autorité belge de la concurrence.

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