Merkel prédit une année 2013 encore "plus difficile"

AFP Publié le - Mis à jour le

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La chancelière allemande Angela Merkel avertit ses concitoyens que l'environnement économique sera "plus difficile" en 2013 qu'en 2012, appelant à la "patience" et au "courage" dans son allocution pour la nouvelle année.

"L'environnement économique ne sera pas plus facile, mais plus difficile l'an prochain. Cela ne doit pas nous décourager, mais au contraire nous stimuler", affirme Mme Merkel, dans son discours qui doit être diffusé à la télévision lundi soir.

Evoquant la crise économique en Europe, la dirigeante de la première économie européenne a appelé à la patience, dans cette allocution dont le texte a été communiqué aux médias dimanche soir.

"Les réformes que nous avons décidées (en Europe) commencent à produire leurs effets. Mais nous avons encore besoin de beaucoup de patience. La crise est encore loin d'être surmontée", a estimé la chancelière, selon le texte diffusé par son service de presse.

La dirigeante conservatrice, qui briguera un troisième mandat de chancelière aux élections législatives de septembre 2013, a néanmoins souligné que le chômage était au plus bas en Allemagne et le nombre d'emplois au plus haut depuis la Réunification du pays, il y a 22 ans.

Même si l'Allemagne bénéficie d'une conjoncture économique meilleure que la plupart de ses partenaires européens, celle-ci a ralenti tout au long de l'année 2012. Le pays a ainsi enregistré une croissance de son produit intérieur brut (PIB) de 0,2% au troisième trimestre, après +0,3% au deuxième trimestre et +0,5% au premier.

De nombreux économistes prévoient un recul du PIB au dernier trimestre. Selon la Bundesbank, la première économie européenne fait face à un ralentissement qui pourrait même lui faire connaître une brève récession. La banque centrale allemande prévoit d'ailleurs une quasi stagnation de l'économie allemande en 2013 avec une progression du PIB de seulement 0,4%, après +0,7% cette année.

L'avertissement de Mme Merkel tranche avec les propos plus optimistes de son ministre des Finances Wolfgang Schäuble et du président français François Hollande, qui ont tous deux estimé récemment que le pire de la crise était "derrière nous".

La chancelière a par ailleurs appelé à une meilleure supervision des marchés financiers. "Il faut faire davantage au niveau international pour mieux superviser les marchés financiers. Le monde n'a pas suffisamment tiré les leçons de la terrible crise financière de 2008", a-t-elle affirmé, en appelant au rôle des Etats.

"Plus jamais, une telle absence de responsabilité ne doit se produire. Dans une économie sociale de marché, l'Etat est le protecteur de l'ordre et les gens doivent pouvoir avoir confiance en cela", a-t-elle ajouté.

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