Mission princière à deux volets

AvC Publié le - Mis à jour le

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De toutes les missions économiques princières, c’est la plus longue. Elle durera du 16 au 30 novembre, et passera par quelques grandes villes et ports d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Avec le prince Philippe pour ouvrir les portes et deux ministres pour couvrir deux volets bien distincts de la mission.

Le ministre de la Défense, Pieter De Crem (CD&V), représentera le gouvernement fédéral pour la préparation des commémorations de la Première Guerre mondiale. Ce sont près de 60 000 Australiens et Néo-Zélandais qui sont morts en Belgique et plus particulièrement à Passendale (Flandre occidentale) en 1917. Des événements qui devraient être suivis avec émotion en particulier par les Néo-Zélandais qui ont, dit-on, tous perdu un de leurs proches dans cette bataille sanglante. Pieter De Crem devrait en outre, avec l’aide de Paul Breyne, le commissaire général du programme fédéral (belge) de commémoration, profiter de tables rondes pour discuter de la participation de ces deux pays du Commonwealth aux festivités du centenaire de la Grande guerre qui auront lieu à partir de 2014 ainsi que de leur financement. Les moyens débloqués par le gouvernement fédéral sont assez limités jusqu’à présent. Paul Breyne a reçu de la Loterie nationale 1 million d’euros et espère un montant du même ordre pour l’année prochaine.

Cette mission aux antipodes est aussi une mission économique où le vice-Premier et ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), sera en première ligne. Y participent 147 chefs d’entreprise ainsi que 91 sociétés, fédérations (FEB et Voka) et universités francophones. Ils sont nettement moins nombreux qu’en Turquie et au Japon pour un voyage, il faut dire, plus long et plus coûteux. Sont de la partie les grands acteurs du dragage en Belgique (Jan De Nul, Deme) mais aussi de la construction civile (Besix), qui ont de solides ambitions à Port Hedland, une petite ville à 1000 km au nord de Perth (côte Ouest) et premier port du pays.

Avec une terre riche en ressources naturelles, l’Australie, le 6e plus grand pays du monde, tire une partie de sa croissance de l’exportation surtout vers la Chine et le Japon. Ses importations proviennent en grande partie de cette même région asiatique. La Belgique n’arrive qu’en 28e position avec des exportations de 1,7 milliard d’euros, provenant essentiellement du secteur de la chimie.

Du côté francophone, on notera la forte présence de trois principales universités dont l’UCL qui doit signer un accord avec la société australienne d’implants auditifs Cochlear, dont le but est de favoriser la recherche.

Pour ce qui est des entreprises, il y a quelques noms connus comme le groupe industriel Magotteaux, Sopura (agro-alimentaire), les chocolats Galler, la société Hamon (système de refroidissement) ou Mithra Pharmaceuticals, spin off de l’université de Liège. Mais il ne s’agit pas, à proprement parler, de grands groupes, sauf peut-être pour Magotteaux.

Les universités flamandes, elles, ne se sont pas inscrites à la mission. Marc Bogaerts, directeur général de l’Agence du Commerce extérieur, justifie leur absence par leur forte participation en Turquie. Les universités francophones ont donc pris le relais.

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