Relancer? oui, mais comment?

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Telle est la principale conclusion qu'on peut tirer des rapports du Bureau du Plan et du Conseil central de l'Economie. Le Premier ministre Elio Di Rupo a déposé vendredi au Conseil des ministres restreint une note détaillée qui reprend les conclusions de ces rapports ainsi que la "démarche commune" des vice-présidents du Conseil central de l'Economie. "Nous avons lancé une dynamique pour élaborer une stratégie de relance de notre économie, en tenant compte des forces et des faiblesses de notre pays. L'objectif est de restaurer la confiance, de garantir le pouvoir d'achat des citoyens et de renforcer la compétitivité des entreprises", a souligné M. Di Rupo.

Des groupes de travail travailleront sur la base de ces documents et le gouvernement élaborera pour la fin juillet des propositions concrètes de relance, en concertation avec les Régions et les partenaires sociaux. "La stratégie de relance du gouvernement s'inscrit dans le processus de croissance européen et est complémentaire aux politiques des Régions", a ajouté le Premier ministre.

Il ressort des rapports du Conseil central de l'économie et du Bureau du plan que la Belgique a perdu des parts de marché au niveau des produits même si on constate une amélioration au niveau des services. Trois éléments jouent dans cette évolution: le prix des produits, les pays de destination et le type de produits.

Le premier élément, à savoir le prix, entre en ligne de compte pour 1/3 dans les pertes de parts de marché. Les deux autres éléments entrent en ligne de compte pour les 2/3 restants. Ce qui signifie qu'il faut bien cibler les pays vers lesquels on veut exporter et proposer des produits de qualité répondant mieux à la demande. Selon les rapports, le retard de la Belgique par rapport à ses voisins directs se situe essentiellement dans la recherche et plus spécialement au niveau des entreprises.

La recherche et la formation sont toutefois des compétences qui ont été transférées aux entités fédérées et sur lesquelles le fédéral ne peut plus agir que via la fiscalité ce qu'il fait depuis plusieurs année en soutenant l'engagement de chercheurs. Il faut aussi jouer sur le coût salarial par des aides ciblées.

Le tout devra s'inscrire dans le cadre budgétaire difficile d'assainissement des finances publiques. Le gouvernement a toutefois déjà planifié et budgété la diminution des charges pour les trois premiers emplois à partir du 1er janvier prochain.

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