Romney, pas en faveur d'un nouveau plan de relance de la Fed

afp Publié le - Mis à jour le

Actualité Le candidat républicain à la présidentielle américaine de novembre Mitt Romney a déclaré dimanche être pour des mesures "fortes" pour l'économie mais pas en faveur d'un nouveau plan de relance de la Banque centrale (Fed).

"Je pense vraiment que c'est le moment de faire quelque chose de fort et cela ne consiste pas à augmenter le poids du gouvernement", a-t-il expliqué dans une interview sur la chaîne CNN.

"Je suis sûr que la Fed est attentive, va essayer de conforter l'économie, mais je ne pense pas qu'un nouveau round d'assouplissement monétaire aide l'économie", a-t-il dit.

L'ancien investisseur et homme d'affaires multimillionnaire a estimé qu'il fallait "créer les incitations et les conditions nécessaires pour que les entrepreneurs - petites et grandes entreprises - embauchent davantage".

Le rival de Barack Obama défend la baisse des taux d'imposition pour les particuliers comme pour les entreprises, demande la réduction des dépenses publiques et prône l'allègement des règlementations envers les groupes énergétiques pour atteindre l'indépendance des Etats-Unis dans ce domaine à l'horizon 2020.

Romney estime que son programme pourrait créer 12 millions d'emplois à la fin de son premier mandat. Obama a de son côté contré son adversaire en qualifiant ses réductions d'impôts de "poudre aux yeux", dans un spot de campagne qui affirme que pendant que Romney profitera de sa fortune, il fera payer la facture à la classe moyenne.

Sur le plan de la politique monétaire, la Fed maintient ses taux d'intérêt à des niveaux historiquement bas, entre 0 et 0,25% depuis décembre 2008 et l'entrée de l'économie américaine en récession, et a injecté des liquidités à plusieurs reprises pour tenter de remédier à la crise du crédit.

Mercredi, la Fed avait opté pour le statu quo, renonçant à une nouvelle phase d'assouplissement monétaire, qui revient à injecter massivement des liquidités sur le marché pour stimuler l'activité. Elle n'a cependant pas exclu de "prendre des mesures supplémentaires" si la situation se dégrade.

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