Roularta toujours à la peine

Ariane van Caloen Publié le - Mis à jour le

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Actualité Les temps restent difficiles pour Roularta. Le groupe flamand, propriétaire notamment des magazines "Le Vif" et "Trends" et de la chaîne VTM, a enregistré, au premier semestre 2013, une perte nette de 6,7 millions d’euros. Il n’aurait toutefois pas été dans le rouge s’il n’y avait pas eu des coûts exceptionnels de restructuration pour un montant important de 14 millions d’euros.

Sur les 12 premiers mois de 2012, Roularta était encore en bénéfice de 9,9 millions d’euros. Ce qui montre qu’il a du mal à trouver la stratégie gagnante et très réactive face aux changements dans le monde des médias d’un Christian Van Thillo, le patron du Pergroep ("Het Laatste Nieuws", "De Morgen", "De Tijd", etc).

Signe du malaise, le chiffre d’affaires est en baisse de 5,2 % pour les "médias imprimés" (à 267,8 millions) et de 9,9 % dans l’audiovisuel (à 83,3 millions d’euros). Avec un double phénomène à la clé : une baisse des ventes mais aussi des recettes publicitaires principalement dans les magazines.

Le groupe continue à être à la peine particulièrement en France où il est présent notamment via "L’Express" et "Point de vue" et où il se heurte à des discussions longues et difficiles avec les syndicats.

Kris Kippers, analyste chez Petercam, ne voit pas de "réelle éclaircie" dans les chiffres publiés hier à l’exception d’une petite amélioration en vue pour l’audiovisuel. Pour lui, le groupe a pris des "mesures qui arrivent un peu trop tard".

Amélioration en vue

Malgré ce premier semestre difficile, Roularta se montre plus optimiste pour le reste de l’exercice. Le groupe table ainsi sur une amélioration du marché publicitaire et de celui des lecteurs. Les revenus publicitaires numériques en Belgique et en France, générés par les sites d’actualité et les lettres d’information, augmentent encore de 20 à 30 %.

Le groupe a tout l’air de vouloir poursuivre sa politique de diversification. Il examine actuellement la possibilité de vendre, à l’avenir, des assurances par l’intermédiaire de ses magazines, a déclaré son administrateur délégué, Rik De Nolf. Des discussions sont déjà en cours avec de compagnies d’assurance. Le concept, qui est né aux Etats-Unis, existe également en France. Selon Roularta, des magazines comme "Plus" - qui s’adresse aux seniors - seraient particulièrement adaptés à la vente d’assurances.

Kris Kippers estime "logique que le groupe cherche à utiliser sa plateforme de clients pour développer d’autres business". C’est aussi dans cet esprit-là qu’il vend du vin ou organise des "Awards" et qu’il va organiser lui-même des voyages. "Dans une telle situation, il faut chercher autre chose", poursuit Kris Kippers.

L’action a clôturé hier en légère baisse (- 2,27 %) dans un marché hésitant.


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