Ryanair: une nouvelle base par an...

A.Ma. Publié le - Mis à jour le

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Santé brillante. C'est en tout cas ce qu'indiquent à l'envi les chiffres de l'exercice 2001-2002 de Ryanair clôturé au 31 mars, présentés lundi. Bénéfice net en hausse de 44 pc à 150,4 millions d'euros; chiffre d'affaires en grimpette de 28 pc à 624,1 millions d'euros; marges brutes en progression de 3 pc (de 23 à 26 pc) et marges nettes également (de 21 à 24 pc); total de passagers transportés qui dépasse les 11 millions, en augmentation de 38 pc et coefficient d'occupation dans le sillage, à 81 pc contre 77 pc lors de l'exercice précédent. Ces données qui s'inscrivent dans la droite ligne de celles de l'exercice 2000-2001, s'expliquent selon Sean Coyle, directeur commercial, par l'augmentation `notable´ du trafic, l'envol des `recettes secondaires´ (+ 34 pc) et des coûts qui sont maîtrisés. Soit `le´ cheval de bataille de la compagnie.

`Les coûts unitaires restent faibles, et notamment les dépenses de marketing et de distribution en baisse de 42 pc et ce, en dépit d'une hausse de trafic de 38 pc, grâce au développement du site ryanair.com´, souligne-t-il. Nonante-quatre pc des ventes se font aujourd'hui par Internet. A ces facteurs s'ajoutent la renégociation - à la baisse évidemment - de certains contrats après les attentats du 11 septembre et la couverture jusqu'en septembre 2003 des dépenses de fuel.

Nouvelle base début 2003

Ryanair voit l'avenir avec confiance, affirmant toujours qu'elle montera sur la première marche du podium européen avant la fin de cette décennie (avec 40 millions de passagers et grâce à sa commande de 100 Boeing plus 50 en option en janvier dernier) alors qu'elle occupe pour l'instant la 7e position, loin derrière British Airways (31,2 millions de passagers) et Lufthansa (29,7). Lufthansa qu'elle attaque précisément depuis quelques mois suite à son installation sur la base de Francfort-Hahn comme elle l'avait fait l'an dernier en Belgique en s'en prenant `aux tarifs élevés´ pratiqués par la Sabena.

La compagnie compte bien poursuivre sa croissance qui sera purement `organique´ , de l'ordre de 30 à 35 pc. En clair, Ryanair n'est pas intéressée aujourd'hui par la reprise d'autres compagnies. Michael O'Leary, le bouillant patron irlandais, a profité de l'occasion pour s'en prendre à Easyjet qui vient de racheter Go (et bientôt Deutsche BA): `Le tarif moyen d'Easyjet est presque 60 pc plus élevé que celui de Ryanair qui affiche pourtant des marges plus de deux fois supérieures´ .

Le développement de la compagnie passe aussi - et à côté de la multiplication des routes à partir des bases existantes -, par l'ouverture d'une nouvelle base par an dans les années à venir. `Nous discutons actuellement avec des aéroports. Notre priorité va à la Scandinavie, l'Italie et encore l'Allemagne. La décision sera connue en novembre ou décembre et le lancement aura lieu en février ou mars 2003´ , a encore précisé Sean Coyle.

Enfin, à la question de savoir si l'implantation de Ryanair à Ostende est toujours envisageable, Sean Coyle a affirmé que ce ne serait pas pour cette année.

Des contacts ont bien été pris parce qu'une ligne vers Ostende et donc Bruges, toute proche, troisième ou quatrième destination touristique au départ de Londres, pourrait rencontrer un certain succès. Si les conditions proposées par l'aéroport sont intéressantes...

© La Libre Belgique 2002

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