Syndicats et direction d'ArcelorMittal ont renoué le dialogue

Belga Publié le - Mis à jour le

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La réunion de conciliation sociale entre syndicats et direction d'ArcelorMittal s'est terminée jeudi soir, peu après 20 heures. Les parties sont arrivées à un accord, le dialogue social est renoué. La conciliation avait débuté jeudi à 09h30, à la demande de la ministre de l'Emploi Monica De Coninck.

Les conclusions de la réunion tiennent en plusieurs points: l'accord de méthode, le document à l'origine des tensions, devra être finalisé dans les sept jours. Les parties devront entamer la phase 2 de la procédure Renault sans délai. Le projet d'investissements de la direction qui vise à pérenniser l'activité sidérurgique à Liège sera maintenu. Et enfin, les commandes de fer blanc seront relancées.

Direction et syndicats se sont engagés à ne pas entraver le fonctionnement de la conciliation.

"Nous allons rediscuter l'accord de méthode, et nous n'avons plus de menace qui pèsent sur nous", rapporte David Camerini, président de la délégation CSC chez ArcelorMittal à Liège. "Nous avons la volonté de négocier un beau volet industriel et un plan social. Notre priorité, ce sont les travailleurs". Aucune nouvelle rencontre n'est prévue à l'heure actuelle.

La Région ne rachètera pas Cockerill

Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, a démenti jeudi l'information erronée du journal "Le Soir", selon laquelle le gouvernement s'apprête à faire une offre à ArcelorMittal de reprise du site sidérurgique liégeois pour un montant oscillant entre 300 et 400 millions d'euros.

L'exécutif régional s'est penché jeudi une nouvelle fois sur le dossier ArcelorMittal. Il n'a toutefois pris aucune décision. Il attend de rencontrer les syndicats -une réunion est prévue mardi prochain- et la direction du groupe.

Mercredi, un expert mandaté par le gouvernement a présenté un rapport sur la viabilité financière du scénario de "stand alone" présenté par les syndicats au mois de juin. Ils préconisent de faire du site liégeois un petit sidérurgiste indépendant. Un prix théorique de rachat variant entre 300 millions et 400 millions d'euros aurait été évoqué.

Selon "Le Soir", des contacts seront pris la semaine prochaine avec la haute direction d'ArcelorMittal afin d'"ouvrir un débat permettant au final à la Région de reprendre possession en partie ou en totalité, seule ou avec d'autres acteurs, de Cockerill". L'offre que ferait la Wallonie au géant sidérurgique s'élèverait à quelque 300 millions d'euros.

"Comme je l'ai déjà dit, nous travaillons sur ce dossier, nous étudions tous les scénarios, nous entretenons des contacts mais le gouvernement n'a arrêté aucune décision dans ce sens. Le gouvernement prendra des décisions après avoir rencontré toutes les parties", a expliqué M. Marcourt, interrogé dans les couloirs du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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