Auto Confrontés à la crise du diesel, les constructeurs montrent patte blanche sans renier leurs appétits de puissance. Reportage.

C’est le salon de tous les superlatifs : le plus de kilomètres parcourus entre les halls d’expositions, les plus grands stands, et sous les capots, une cavalcade de chevaux : ouvert à la presse mardi, le 67e IAA de Francfort sera inauguré par la chancelière Angela Merkel jeudi. Cette vitrine de l’automobile allemande a lieu tous les deux ans, en alternance avec le Mondial de Paris.

IAA pour Internationale Automobil-Ausstellung, trois lettres jusqu’ici magiques puisque l’industrie automobile allemande y expose toute sa puissance : le groupe Daimler (Mercedes-Benz et Smart) occupe une superficie de 11 000 m2, sur trois étages. La blague, ici, c’est de parler du Salon BMW, du Salon Volkswagen, du Salon Mercedes.

Sans doute cette surpuissance fait-elle de l’ombre à certains, car elles sont plusieurs grandes marques à bouder la grand-messe germanique : Volvo qui, à part Bruxelles, ne fait plus que Genève en Europe, Fiat Chrysler Automobiles, Peugeot… Difficile de comprendre pourquoi une marque comme DS, positionnée haut de gamme, fait l’impasse sur Francfort, idem pour Tesla et Nissan, absents de cette ode à l’électricité. Mais la nouvelle Leaf a été présentée quelques jours plus tôt… Quoi qu’il en soit, les habitudes des consommateurs évoluent, qui mettent en cause la pertinence de certains salons.