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Le numéro deux du groupe français Renault, Thierry Bolloré, qui assume la direction par intérim de l'entreprise après l'interpellation de son PDG Carlos Ghosn au Japon sur des soupçons de fraude fiscale, a assuré jeudi, dans une vidéo postée sur Twitter, vouloir "préserver les intérêts de Renault" et l'Alliance avec sa filiale japonaise Nissan. "Je veillerai à garantir (la) stabilité (du groupe) et à garder le cap sur nos missions: préserver les intérêts du groupe Renault et la pérennité de l'Alliance.(...) Vous pouvez compter sur mon engagement total", a déclaré M. Bolloré, dans un message en français adressé aux 180.000 salariés du groupe.

"Je veux que vous sachiez que le groupe est parfaitement organisé pour assurer la continuité de l'entreprise", a insisté le directeur général délégué, qui assure "à titre provisoire" la direction exécutive du groupe.

Thierry Bolloré a pris les rênes du constructeur au losange mardi soir, après une réunion du conseil d'administration de Renault, au lendemain de l'interpellation de M. Ghosn à la descente de son avion à l'aéroport de Tokyo-Haneda.

Estimant ne pas être en mesure de se prononcer sur le fond de l'affaire, le conseil d'administration du groupe a en revanche choisi de ne pas révoquer Carlos Ghosn de son poste de PDG.

Le conseil d'administration de Nissan a annoncé de son côté, jeudi, avoir voté à l'unanimité le limogeage de M. Ghosn de son poste de président, qu'il occupait également.

Troisième membre de cet ensemble fort de 450.000 hommes, Mitsubishi Motors prévoit également de "démettre rapidement" son président. Le conseil d'administration se réunira lundi, selon un porte-parole de la société.

De leur côté, les ministres français et japonais de l'Economie, Bruno Le Maire et Hiroshige Seko, ont réaffirmé jeudi leur attachement à l'alliance lors d'un entretien à Paris.