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Annoncé de longue date, le SUV urbain Audi arrive sur un marché en plein boom. Le Q2 au look innovant n’est ni une A3 surélevée ni un Q3 en réduction, mais il fait payer son originalité et son statut de modèle premium. Surtout à travers de multiples options.

Qui se souvient encore de la Toyota Urban Cruiser? Avec la Suzuki Jimny et la Honda HR-V, elle fut un des précurseurs d’un marché anecdotique, il y a une dizaine d’années, et aujourd’hui en pleine extension, celui des petits SUV (pour «Sport Utility Vehicle»). Ils sont ainsi présents en nombre, tant chez les constructeurs asiatiques (Nissan Juke ou Honda HR-V) que parmi les marques européennes (Peugeot 2008, Renault Captur ou Fiat 500X notamment). L’Audi Q2 est donc loin d’être un précurseur, même s’il peut se targuer de n’avoir qu’une seule concurrente dans le créneau premium, la Mini Countryman qui arrive dans une version rénovée. Chez Audi, le Q2 (4,19 m de long) complète la gamme SUV après les Q7 (5,09 m), Q5 (4,66 m) et Q3 (4,39 m). Il se situe entre l’A1 Sportback et l’A3 Hatchback tout en utilisant la plate-forme MQB.

Inserts de couleurs et teintes LED au choix.

Si on considère que le choix d’un SUV reste un achat «coup de cœur» lié principalement au look, le Q2 marque un point, à l’image de coloris innovants dont le «bleu Ara à effet cristal» du modèle essayé. La parenté avec Audi reste bien sûr présente (calandre large, signalisation lumineuse, arches volumineuses), mais ce véhicule compact et trapu s’en diffère à travers de multiples détails esthétiques dont la ligne de toit tombante et l’assemblage des coloris à l’extérieur et dans l’habitacle, en plus d’une personnalisation inspirée par la Mini. Voilà donc une Audi prête à attirer une nouvelle clientèle, notamment féminine. À l’intérieur, la planche de bord, comprenant en option un cockpit virtuel avec une instrumentation numérique configurable, est celle de l’A3 avec, notamment, son volant à 3 branches et les aérateurs ronds, le tout proposé en version plus jeune: inserts de couleurs et teintes LED au choix. En plus d’un grand écran derrière le volant comprenant une cartographie de la route, Audi propose curieusement un deuxième écran central. Même si ce dernier affiche, en plus de la carte routière, la fréquence des radios, des indications relatives au téléphone ou des infos sur la conduite (consommation, limitations de vitesse, aides). En fonction du gabarit réduit, espace avant et coffre (405 l, dossier rabattable, plancher à 2 niveaux, commande électrique en option) sont généreux. Aux places arrière, les passagers bénéficient d’une garde au toit correcte et d’un espace suffisant pour les jambes, mais sont assis relativement bas, ce qui ne facilite pas la vision de la route. La troisième place est sacrifiée par le tunnel central de transmission.

Consommation variable et suspension ferme sur la version 1.4 TFSI.

En route au volant de la version 1.4 TFSI à essence (1.395 cc, 150 ch) associée à la boîte automatique S tronic. La mécanique souple et toute en rondeurs, sans être véritablement sportive, offre de belles relances (0 à 100 km/h en 8,2 s, couple de 250 Nm dès 1.500 tr/mn). Elle est équipée du COD (cylindres à la demande) qui permet de couper 2 des 4 cylindres dans certaines circonstances, par exemple à vitesse constante. Une technologie aux effets imperceptibles pour le conducteur mais sans influence notoire sur la consommation sensiblement éloignée des mesures officielles (5,4 l/100 km) et aux allures de yo-yo. En pratique, les chiffres varient de 7 à 9 l et plus aux 100 km, avec une moyenne lors de notre test de 7,5 l (ville et autoroute). Et puis, si la tenue de route est rigoureuse, la suspension reste ferme sur les aspérités du revêtement, même avec le châssis traditionnel (il existe un châssis sport). Le choix de pneus d’autres dimensions (16 pouces au lieu de 17,5 sur le modèle essayé) pourrait améliorer un comportement que n’a pas influencé le réglage «confort» du Drive Select. Selon le mode choisi, ce dernier agit en effet sur la réponse à l’accélération, la direction et la gestion de la boîte S-Tronic. A noter aussi pour ce SUV dit urbain un diamètre de braquage (10,9 m) qui ne facilite pas les manœuvres. Voilà donc un petit véhicule à l’allure originale et jeune, bien conçu et soigné dans sa construction et sa présentation. Le prix, en revanche, n’a rien de mini. Le montant de base de 29.600 € pour la version 1.4 TFSI risque d’être sensiblement alourdi et, moyennant quelques suppléments, se situera plutôt à un minimum de 35.000 €. On est quand même chez Audi.

Les SUV représentent près d’un quart des ventes.

Comment définir la notion de SUV qui couvre des voitures de différents gabarits et styles ? Certaines c aractéristiques sont communes: position surélevée améliorant la vision du trafic, facilité d’accès, look dans l’air du temps, solidité dégageant un sentiment de sécurité et usage familial étendu aux loisirs et, parfois, à des capacités hors routes. Très éloignés des baroudeurs tout-terrain traditionnels et souvent décriés, ces modèles de plus en plus nombreux furent baptisés tour à tour crossover, SUV ou même 4x4, même si la plupart sont vendus majoritairement avec deux roues motrices, dont la Nissan Qashqai qui contribua largement à populariser ce créneau. Aujourd’hui, les SUV portent véritablement le marché automobile et représentent près d’un quart des ventes en Europe et, notamment, en Belgique où on en écoule plus de 100.000 par an, soit plus du double par rapport à 2010. Vu leur nombre, ils ont même été divisés arbitrairement en catégories selon leur taille: gros, moyens et urbains…

Options multiples.

Bien sûr, toutes les options proposées sur le Q2 ne sont pas indispensables, mais le choix sera malaisé entre, par exemple, le GPS, l’Audi Connect, le volant multifonction, le régulateur de vitesse, le téléphone mains libres, le dossier arrière rabattable en 3 parties ou l’éclairage à technologie DEL. Sans parler d’un supplément de luxe tentant lui aussi (cockpit virtuel, peinture métallisée, cuir…) et en tenant compte des options inclues dans différents packs Technology, Adventure Plus et autre Lounge. Et si vraiment on veut cumuler le tout, le prix sera celui du Q2 testé: 49.040 €! Comme toujours, le Salon de Bruxelles est le moment favorable pour examiner et comparer prix, équipements et remises. Audi proposera notamment une version Q2 3 cylindres 1.0 TFSI (116 ch) à 25.700 €.


Moteurs et transmissions au choix.

Tant dans les versions à essence que Diesel, l’Audi Q2 est associé à trois puissances : 116, 150 et 190 ch. Tous les modèles de 116 ch sont uniquement fourni en traction, la transmission quattro fait partie des options en version 150 ch et est montée d’office sur les voitures équipées d’un moteur de 190 ch.

© photo constructeur
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