Auto

Le Salon de l’auto 2017 commence dans un climat d’affaires quasi euphorique. La plupart des grands secteurs qu’il couvre - auto, moto, utilitaire - ont été en grande forme l’an passé. A commencer par la voiture particulière, dont les immatriculations sont en augmentation de 7,7 % pour dépasser les 539 000 unités. Un chiffre qu’il faudra nuancer fin janvier avec la publication des désimmatriculations sur un mois, mais le résultat est là : 2016 a été la troisième meilleure année pour le secteur automobile en Belgique, après 2011, année record à plus de 572 000 véhicules, et 2010.

Fait remarquable de notre pays, la présence de trois marques de luxe dans les dix premières : BMW, Mercedes-Benz et Audi, dans l’ordre, avec une évolution différente pour Mercedes-Benz, BMW et Audi, par ordre de volume décroissant. Cette présence du triumvirat allemand dans le haut du classement est bien sûr due au système des voitures de sociétés, ou voitures salaires, qui tire par le haut le marché, dans le segment le plus profitable.

Quant aux motorisations, elles suivent la tendance, à savoir que le diesel régresse mais reste majoritaire (52 %) au bénéfice des moteurs à essence (44 % contre 38 % en 2015). Parmi les alternatives, l’hybride atteint désormais une part de marché de 3 %, contre 2 % en 2015, et un volume respectable de 15 400 voitures. L’électrique augmente légèrement pour plafonner à 1 841 immatriculations à fin novembre 2016, et le gaz naturel comprimé (GNC) triple ses résultats de 2015 pour dépasser d’un fifrelin les 2000 unités, mais tout cela reste encore du domaine de la (petite) niche.

Autre secteur en nette progression, l’utilitaire léger : camionnette, fourgonnette, petit camion plateau. En 2016, les immatriculations ont bondi de 11,4 %, pour atteindre 68 125 véhicules. Ces performances sont l’un des indicateurs de santé économique : quand l’utilitaire léger tourne, ça roule pour les affaires.

Cela tombe bien, cette année, comme toutes les impaires, le Salon de Bruxelles leur consacre une large part. Les innovations sont partout, et la tendance à l’électrification se propage. A ne pas minimiser dans la perspective de centres-villes interdits au diesel, la motorisation utilitaire par excellence. Febiac, l’organisateur du Salon, a mis les bouchées doubles puisque tout un palais est dévolu aux transformateurs d’utilitaire, pour les adapter aux besoins professionnels, nouveau signe de l’importance du secteur.

Même son de cloche pour un secteur bien différent, celui de la moto et du scooter. Souvent associé au loisir, il a aussi un côté à tout le moins utile dans la mesure où de nombreux recours à cette solution de mobilité sont justifiés par les embarras de circulation. Raison pour laquelle la catégorie de deux-roues la plus vendue est celle du scooter, avec des pics d’immatriculations à Anvers et Bruxelles, allez savoir pourquoi.

Scoot toujours….

Le scooter jusqu’à 125 cc est à la fête puisqu’il représente 20 % de ces immatriculations. Il est suivi par la moto roadster ou basique (18,50 %) et par le trail (13,50 %), tous des engins à l’aspect pratique indéniable, sans renoncer au plaisir du pilotage. Parmi les dix deux-roues motorisés les plus populaires en Belgique, l’on trouve six scoots et trois motos trail, les deux versions de la BMW R 1200 GS étant maintenant challengées par la Honda Africa Twin, une très belle réussite.

Au final, le secteur du deux-roues est lui aussi en nette progression en Belgique (8,2 %, quasi 23 000 immats). Ce 95e Salon, qui lui fait la part belle, devrait confirmer la tendance.