Auto Carlos Ghosn, le PDG de Renault, est accusé de malversations par la justice après une enquête interne de Nissan, qui veut le démettre de son poste au plus vite. Celui qui a fait de Renault le numéro un mondial de l'automobile, a été entendu par le parquet de Tokyo, et ensuite arrêté dans la journée.

Détention provisoire, conversation uniquement en japonais, ... une avocate au cabinet Izumibashi, Masako Suzuki, détaille dans Les Echos, le parcours judiciaire qui attend l'un des plus grands patrons d'industrie au monde.

1. Arrestation par des agents spéciaux

Dans ce cas précis, ce n'est pas la police qui a été chargée d'arrêter Carlos Ghosn mais des agents de l'unité spéciale d'enquête du bureau du procureur de Tokyo.

2. Impossible d'échanger avec ses proches

Aucune communication extérieure n'est autorisée au Japon, c'est donc par le biais de la police que Carlos Ghosn contacte son avocat. La famille est autorisée à rendre visite au prévenu pendant quinze minutes maximum mais les échanges doivent se faire en japonais.

3. La détention provisoire peut durer jusqu'à 22 jours

Le juge japonais décide du délai de la détention provisoire. Si a l'issue de celle-ci, il décide de mettre le PDG de Renault en examen, Carlos Ghosn serait donc placé en détention jusqu'à ce qu'une proposition de mise en liberté sous caution soit proposée mais cela impliquerait qu'il reconnaisse les faits qui lui sont reprochés.