Auto

La première édition du Salon « Dream Cars » en 2011 avait servi de tremplin à la marque Imperia. Ce week-end, la même exposition organisée en marge du Salon de Bruxelles donne l’occasion à une autre entrepreneur belge de tenter sa chance dans le créneau des énergies alternatives en dévoilant la « E-car 333″.

Existe-t-il un marché pour les micro-cars électriques? Entre motos carrossées et voitures, elles pourraient répondre à certains besoins liés à la mobilité et à la pollution urbaines. Si plusieurs constructeurs dont PSA Peugeot Citroën et Volkswagen ont étudié la question ces dernières années, seule la Renault Twizy a passé le cap de la commercialisation. De son côté, Toyota évoque la production éventuelle de la « i-road » elle aussi à deux places et déjà exposée à divers Salons.

La dénomination de la maquette E-car 333 symbolise trois objectifs: 3 roues – deux à l’avant, une à l’arrière-, 3 places et 300 km d’autonomie. "Le projet a demandé 5 ans de développement" , explique son concepteur Xavier Van der Stappen. Une des options retenues est un système de transmission simple vers une seule roue arrière motrice. Une autre originalité, en plus d’un poids estimé à 550 kg, est le choix de panneaux extérieurs en lin stratifié jugé moins coûteux que la tôle traditionnelle. La puissance est fournie par une batterie lithium-polymère de 28,8 Kwh. Si on se réfère à la consommation estimée à 9,6 Kwh/100 km, l’autonomie pourrait effectivement atteindre 300 km. Enfin, cinq variantes supplémentaires pourraient être développées sur une même base: 4 places, buggy 2 places, roadster à capote souple, cargo et pick up.

A ce stade, l’E-car 333 ne manque d’allure mais l’évolution du projet ne pourra qu’être liée à un partenaire industriel que son concepteur souhaite belge en recourant à des pièces et à de la main d’oeuvre locales. Le premier investissement sera de 500.000 €, budget nécessaire à l’assemblage d’un prototype. L’objectif à terme est de proposer en séries de quelques centaines d’exemplaires un véhicule au prix de départ avoisinant les 20.000 €.

L’histoire de l’automobile rappelle que des géants sont parfois nés dans une cuisine ou au fonds d’un atelier. Le premier mérite des concepteurs de l’Imperia ou de l’E-car 333 est d’oser tenter l’aventure dans un pays qui fut un des berceaux de l’automobile. Un mode de déplacement toujours très prisé -dont témoigne le succès du Salon de Bruxelles fermant ses portes ce soir- mais aussi un secteur industriel plus que jamais à la recherche d’alternatives plus mobiles et moins polluantes.

Yves de Partz