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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau et le président américain Donald Trump ont partagé mardi leur "déception" à l'égard de General Motors, qui va supprimer des milliers d'emplois dans leurs pays, se disant "inquiets" pour le sort des travailleurs touchés.

"Les deux dirigeants ont exprimé leur déception à l'égard de la décision de General Motors de fermer plusieurs usines au Canada et aux États-Unis", a indiqué le cabinet du dirigeant canadien.

MM. Trudeau et Trump "se sont aussi dits inquiets pour les travailleurs, les familles et les communautés touchés", a ajouté cette source.

Les deux dirigeants nord-américains "sont impatients de se voir en Argentine" ce week-end, lors du sommet du G20 où il est prévu qu'ils signent, avec le Mexique, le nouvel "Accord Etats-Unis-Mexique-Canada (AEUMC)", qui remplace l'ancien traité de libre-échange (Aléna), a poursuivi Ottawa.

"Le Premier ministre et le président ont convenu que le nouvel accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique contribuerait à renforcer la compétitivité nord-américaine", a remarqué en outre le cabinet de M. Trudeau.

Avant la signature de cet accord annoncé le 1er octobre, Ottawa souhaitait la levée des taxes douanières américaines sur les importations d'acier et d'aluminium. Le Canada a appliqué des taxes réciproques en représailles.

Selon Ottawa, Justin Trudeau a profité de son échange avec Donald Trump pour "soulign(er) qu'il était important que les deux pays lèvent les droits de douane sur l'acier et l'aluminium". Le cabinet de M. Trudeau a refusé de davantage s'exprimer sur ce contentieux.

Peu après leur échange, le président américain a menacé sur Twitter de frapper au portefeuille General Motors, se disant "très déçu" par la suppression de 15% des emplois du premier groupe automobile américain.

M. Trump a évoqué la suppression de subventions "y compris pour des voitures électriques", sans plus de détails.

Au même moment à Ottawa, Jerry Dias, le représentant syndical des salariés canadiens de GM touchés par la fermeture d'une usine employant quelque 2.500 salariés à proximité de Toronto, a rencontré Justin Trudeau.

"Nous sommes à la croisée des chemins", a-t-il remarqué à la presse après s'être entretenu avec le Premier ministre canadien. "La vérité, c'est que GM est sur le point de retirer tous ses investissements du Canada, et cela va engendrer une fin catastrophique de l'industrie canadienne la plus lucrative à l'export", a fait valoir le président du syndicat Unifor.