Auto On sait que ce type d’engin est de plus en plus répandu dans le monde entier. Mais saviez-vous que la Belgique, fiscalité intéressante aidant, n’est pas en reste ?

Et si, alors que la mode des SUV se perpétue au fil des années, une autre était en train de naître, pas forcément très éloignée de la première ? Rappelez-vous, quand on a vu débarquer les premiers Sport Utility Vehicules (SUV) directement dérivés des gros 4 x 4 d’alors, comment ils avaient été accueillis ! Plus que froidement ! Certains s’offusquant du volume de ces pachydermes, à l’aise en ville comme des éléphants dans un magasin de porcelaine. A Bruxelles, un mouvement de mécontents avait même vu le jour, ses membres prenant un malin plaisir à dégonfler les pneus de ces engins encombrants.

Les SUV, désormais incontournables

Tout cela s’est bien tassé depuis. Les SUV se sont civilisés, pour ne pas dire embourgeoisés, même si certains prennent encore beaucoup de place, et, surtout, la mode a pris une ampleur mondiale, au point que certains prétendent aujourd’hui qu’elle a sauvé l’automobile d’une débâcle annoncée. Bref, les SUV sont devenus incontournables dans la mobilité moderne alors qu’ils étaient pour ainsi dire honnis à leurs premiers tours de roue.

On n’est pas très loin de cela en ce début 2017 avec la tendance pick-up qui pointe le bout du pare-chocs. Sur les 15 millions de véhicules utilitaires légers vendus dans le monde en 2015, près d’un tiers appartenait à la catégorie des pick-up, dont les acteurs historiques se nomment Toyota (avec le Hilux), Nissan (le Navara), Mitsubishi (le L200), Volkswagen (Amarok), Ford (Ranger) ou Isuzu (D-Max). Aujourd’hui, en effet, presque tous les constructeurs généralistes s’y mettent, à l’image de Renault, avec son Alaskan, de Dacia, avec le Duster Oroch ou de Fiat avec le Fullback qui, il est vrai, n’est jamais qu’un Mitsubishi L 200 à la sauce italienne.

En France, par exemple, les ventes de ces drôles d’engins, quand même très typés tout-terrain, ont augmenté de près de 40 % entre 2009 et 2015. Chez nous, sans atteindre de tels chiffres, les ventes sont elles aussi en constante progression. Et plus intéressant est le nombre de particuliers (entendez par là les acheteurs non-soumis à la TVA), qui se portent acquéreurs de ces utilitaires légers (moins de 3,5 t.). C’est Christophe Dubon, de la Febiac, qui nous apporte l’information. "Sur les dix premiers mois de 2016, les statistiques de ventes de véhicules utilitaires en Belgique montrent que 18,7 % étaient acquis par des personnes privées, pour 80,3 % par des sociétés (et 1 % inconnu), explique-t-il. En 2010, la proportion était de 13,1 % pour les privés et 86,1 % pour les firmes (et 0,7 % inconnu)."

Un régime fiscal avantageux

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