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Le parquet de Tokyo a confirmé mardi la garde à vue de Carlos Ghosn, PDG de l'alliance automobile Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, pour des soupçons de dissimulation de revenus. 

L'action du constructeur d'automobiles japonais Nissan plongeait de plus de 6% mardi matin à la Bourse de Tokyo, au lendemain de l'arrestation choc du dirigeant Selon un communiqué, le dirigeant de 64 ans "a conspiré pour minimiser sa rétribution à cinq reprises entre juin 2011 et juin 2015". La somme de 4,9 milliards de yens (environ 37 millions d'euros au cours actuel) a été déclarée aux autorités fiscales alors que M. Ghosn a gagné près de 10 milliards de yens sur la période, a expliqué le parquet.

Le patron d'industrie, qui est en outre aux manettes du groupe français Renault, a été arrêté lundi à Tokyo et s'apprête à être limogé par les deux constructeurs japonais.

Dans la nuit de lundi à mardi, le titre Nissan tombait à 940 yens, soit un recul de 6,5%, tandis que celui de Mitsubishi Motors, également présidé par M. Ghosn, lâchait 6,8% à 680 yens.

Le titre Renault a terminé lundi à la Bourse de Paris sur une chute de 8,43% à 59,06 euros, après être ponctuellement tombé de plus de 12% dans la foulée des premières informations de presse.

Des analystes soulignaient combien Carlos Ghosn est "le ciment qui lie ensemble" l'alliance des trois groupes automobiles, selon une note de Commerzbank citée par l'agence Bloomberg.