Auto Afin d'encourager les automobilistes qui se rendent à Rotterdam de ne pas faire usage de leur véhicule aux heures de pointe, la ville a décidé de rémunérer ceux qui acceptent de changer leurs habitudes.

C'est le principe du "péage positif" comme l'explique la chargée de projet mobilité chez Egis, Héline Mikielski, dont la filière néerlandaise BNV Mobility a piloté le projet à Rotterdam. A nos confrères du Figaro, celle-ci assure qu' "il suffit de supprimer 8% à 10% du trafic aux heures de pointe pour le rendre fluide.

Depuis 2010, date de la mise en place expérimentale du projet, l'expérience s'avère concluante puisque le trafic aux heures de pointe a été diminué de 5 à 10%. Dans les chiffres, un automobiliste qui décide de faire du covoiturage, de privilégier le vélo, de prendre les transports en commun ou encore de prendre la route à des heures où le trafic est moins dense, se voit créditer de 3 euros par jour ou de 3,5 euros sur une carte de transport.

Une sélection préalable, suivie d'une détection

Tout le monde ne participe pas au projet puisque c'est la société en charge qui propose à certains usagers de modifier leurs habitudes. Ceux-ci sont choisis après analyse d'images enregistrées sur des portions de route sujettes aux embouteillages. Par la suite, s'ils acceptent de se prêter au jeu, un système de détection de plaques d'immatriculation leur permettra d'être reconnus ou non. Si le véhicule n'est pas détecté aux heures de pointe, le propriétaire se verra crédité de la somme précédemment citée. 

Le financement de cette opération est pris en charge par la ville et assumé par les pouvoirs publics. Un investissement important mais qui permet de faire des économies par rapport aux coûts engendrés par les bouchons.

Paris tente de s'en inspirer

La solution a été testée cet été à Boulogne-Billancourt sur une cinquantaine d'usagers de la route. Le test pourrait être appliqué à d'autres villes de la région parisienne afin de voir les répercussions que cela a sur le trafic aux heures de pointe. 

Bruxelles et d'autres grandes villes de notre pays devraient-elles envisager de tester à son tour ce "péage positif" ?