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L'allemand Daimler, numéro un mondial de la voiture haut de gamme et des camions, a annoncé mardi "cesser jusqu'à nouvel ordre" ses "activités limitées" en Iran en raison des sanctions économiques américaines rétablies dans la matinée.

Dans une déclaration transmise à l'AFP, une porte-parole a expliqué que le projet d'expansion de Daimler, qui prévoyait notamment la fabrication et la vente de camions Mercedes dans le cadre d'un partenariat avec des entreprises locales, était également suspendu.

Les Etats-Unis ont rétabli mardi unilatéralement de sévères sanctions économiques contre l'Iran, qui avaient été levées après l'accord sur le nucléaire conclu en 2015 avec les grandes puissances et dénoncé en mai par Donald Trump.

Les mesures comprennent des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

Le président américain Donald Trump a lancé un avertissement aux pays commerçant avec l'Iran.

"Quiconque faisant des affaires avec l'Iran ne fera PAS d'affaires avec les Etats-Unis", a tweeté mardi M. Trump.

En 2016, après la levée de la plupart des sanctions économiques, Daimler avait signé des lettres d'intention avec deux groupes iraniens pour revenir rapidement dans le pays, où il était présent de 1953 à 2010.

Le groupe allemand avait notamment prévu de rétablir la production locale de ses camions Mercedes.

"Nous n'avons pas rétabli la production et la vente de camions Mercedes-Benz", a indiqué le groupe mardi, précisant qu'il en est de même pour la vente de ses voitures.

"Il n'y avait, et il n'y a pas de fabrication locale en Iran", a ajouté la porte-parole.

Au-delà des sanctions américaines, Daimler justifie sa décision par une "évolution moins favorable que prévue" de l'économie iranienne et de son marché automobile.